REFLEXION

TIARET : Des fellahs contestent l’arrêté d’interdiction de la ‘’Degaga’’

Dans une correspondance adressée au secrétaire national des fellahs algériens, les fellahs de Tiaret souhaitent l’intervention vigilante des autorités locales et à leur tête le wali en vue d’une profonde révision de l’arrêté signé en 2004 et lequel stipule l’interdiction de la "Degaga"(machine à marteau à percussion servant pour les fonçages de puits).



A ce titre, les fellahs rappellent qu’un bon nombre parmi eux ont bénéficié des autorisations de forage, cependant, ils se sont heurtés à beaucoup d’entraves et difficultés et étalant leur argumentaire, les fellahs de Tiaret s’interrogent sur les vraies raisons d’interdiction spécifiquement pour la wilaya de Tiaret, alors que des wilayas limitrophes font recours à la Degaga sans être inquiétés à l’exemple de Tissemsilt, Djelfa, Saida .Dans le même cadre, les fellahs évoquent les effets négatifs de l’usage de la machine "Rotary" qui n’est pas disponible sur le marché local et dont les coûts sont très élevés soit 15.000 dinars le mètre et dont les délais d’usage dépassent 4 mois et les prix de la Degaga sont accessibles soit de 3000 à 4000 dinars le mètre et la durée de forage oscille entre 7 à 10 jours seulement et à ces contestations s’en ajoutent d’autres reflétées par un fort cumul de dettes et aussi des entraves bureaucratiques dont essentiellement les arrêtés de concessions au niveau de l’ONTA (office national des terres agricoles) où les problèmes du foncier agricole sont toujours en veilleuse. Les fellahs dénoncent les procédures régissant ce secteur et revendiquent la levée de l’arrêté d’interdictions qui a porté préjudice à leurs activités et a causé des désagréments à la production agricole qui demeure l’unique issue pour le développement économique de la région. Le potentiel hydrique est-il menacé ou bien la gestion de ce dossier est appelé à d’autres débats? Un dilemme qui ouvre un véritable défi aux décideurs. Pour l’heure, près de 2000 fellahs se trouvent dans des difficultés et la région de Tiaret est à vocation agro-pastorale... Un investissement qui se retrouve à virginité et est en quête d’exploration en dépit des volontés affichées de bien faire et de revaloriser le développement agricole. Le ministre de l’agriculture est vivement sollicité à Tiaret.

Abdelkader Benrebiha
Lundi 12 Mars 2018 - 20:04
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RÉGION
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