REFLEXION

TERRASSES D’IMMEUBLE A MOSTAGANEM : A quand une déclaration de guerre à la saleté ?!

La situation est vraiment grave à Mostaganem car il y a, en effet, de nombreuses décharges sauvages qui portent atteinte à l’environnement sans qu’elles soient prises en charge en vue de leur éradication. Ces dépôts illégaux existent tant au niveau du centre-ville, tel le fameux « dépotoir de la rue du Lion » qui fait honte et déconcerte tout visiteur de part cette image frappante qui s’offre à la vue. La périphérie de la commune est aussi un lieu de prédilection pour les dépôts de détritus qui sont souvent des déchets solides d’opération de constructions ou de ravalement. Le plus grave c’est que ce phénomène, moins visibles, a pris de l'ampleur jusqu'à toucher les terrasses des immeubles, les villages et les douars.



Ce genre de pollution délibérément commise contre les espaces pour lesquels les services communaux de nettoyage font ce qu'ils peuvent, au moment où les comportements inciviques prennent encore le dessus annihilant contre toutes les actions visant la propreté, prend la forme d’une tare collective. Ainsi, les actions ponctuelles de nettoyage des endroits déclarés, n’ont pas du tout réglé ce problème qui dure et perdure en ce qui concerne la saleté et les décharges sauvage. Beaucoup de citoyens estiment que cette affaire requiert une attention particulière de la part des pouvoirs publics et municipaux dans l’urgence. Puisque, même les terrasses des immeubles sont devenues des "dépotoirs aériens », pour faire usage de véritables "sites de propagation microbienne". C’est le cas, pour l’exemple de l’illustration, de la terrasse de l'immeuble, sis au 49 avenue Khemisti qui nécessite une visite par les services de l’APC afin de mesurer l'ampleur inadmissible de la saleté et sa menace sur la santé des riverains.  A cet égard, le Décret exécutif n° 14-99 du 2 Joumada El Oula 1435, correspondant au 4 mars 2014 fixant le modèle de règlement de copropriété applicable en matière de promotion immobilière est là, en matière de droits et devoirs des habitants d’immeuble. Ainsi, on peut y lire  ce qui suit : « II.2.3 Usage des parties communes :chacun, des copropriétaires et/ou occupants, pour la jouissance des locaux  dont ils disposent pourra user librement des parties communes ,suivant leur destination sans faire obstacle  aux droits des autres propriétaires ou usagers, aucun copropriétaire et/ou occupant ne pourra encombrer ni utiliser les parties communes en dehors de leur usage normal, ni laisser y séjourner des objets quelconques » Dans la réalité, de telles situations durent depuis plusieurs dizaines d’années sans voir de solution et ce, en l’absence d’organes compétents, faisant de ce texte de loi  « une impasse ». La nécessité de constitution d’une commission "ad-hoc" pour noter et cibler les "points d'intervention » est impérative. Ce n'est pas facile car il faut impliquer beaucoup d’intervenants dans cette perspective. Les APC sont concernées en premier lieu, les chefs de Daïra, les services de la Santé, la société civile ainsi que le secteur de l’environnement, sans oublier les services de gendarmerie et de la Police de l'environnement (PUPE). Aussi, mettre un « Numéro vert » pour dénoncer, traquer et cibler puis, verbaliser et engager des poursuites judiciaires contre les "auteurs inciviques" pour atteinte à l'environnement et à la santé publique.

Younes Zahachi
Samedi 21 Octobre 2017 - 17:57
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MOSTAGANEM
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