REFLEXION

Sidi Kada - Mascara : Une commune à la conquête de son développement

La commune de Sidi Kada dépend territorialement de la Daïra de Tighennif dont elle est distante de 8 km, elle est limitée au nord par la commune de Tighennif, à l’est par Hachem et Zelamta, par le sud Nesmoth et Sidi Boussaid et à l’Ouest par Maoussa. Sidi Kada est une région historique qui abrite la famille de l’Emir Abdelkader dont Sidi Kada de son vrai nom Abdelkader Belmokhtar est le quatrième grand père de l’Emir et ou Sidi Mahiedine le père de Abdelkader tenait une Zaouia de la secte El Kadiria et demeura le père spirituel de la tribu des Hachems. La localité a vécu plusieurs cultures importées par les occupants tels que les Romains, les FATIMIDES et d’autres, mais la ville de Sidi Kada a vu le jour en 1876 et prendra le nom de Cacherou puis rebaptisée en 1967 pour avoir l’appellation de Sidi Kada.



Sidi Kada - Mascara : Une commune à la conquête de son développement
Population : La commune s’étend sur 62 km2 et compte 9.9OO ha de terre agricole cultivable, elle compte une population de 21.614 habitants dont 5.954 habitants seulement occupent les 9 douars que compte la commune, les 15.66O habitants restants sont implantés dans les zones urbaines et semi urbaines.
EAU : Cette denrée précieuse demeure la première préoccupation des responsables et des élus, le problème d’eau fait énormément défaut au point où les habitants en bénéficient 1 jour sur quatre et certaines agglomérations semi urbaine le reçoivent 1 journée sur six comme la localité de Sidi Salem. Les 5 forages existants qui ont un débit très faible voire de 1,8 L/S jusqu’à 2 L/S pour les uns, un seul forage fournit 9 litres seconde.
Logements : La ville de Sidi Kada enregistre 1.2OO demandes de logements pour la catégorie sociale, plus de trois cent demandes pour le précaire et autant pour le logement illicite qui vont d’un jour à l’autre être démolis et leurs occupants s’ajoutent à la demande croissante alors que parmi eux figurent des gens venant d’autres communes voir même d’autres wilayas et qui ont sans doute des biens qui ne peuvent être contrôlés au niveau de la Daïra et peuvent passer inaperçus en défiant la loi et bénéficient de logements à la place d’autres personnes plus aptes. Au niveau de la Commune se pose également le problème des habitations sans actes. 48O logements ont été recensés dans un passé récent et que seule 13O ont été régularisés, le reste demeure toujours en instance. Côté projet, la commune enregistre un projet de construction de 21O logements sociaux locatifs dont 3O logements sont destinés à l’habitat précaire, au niveau rural, depuis 1995 à ce jour la commune a bénéficié de 49O aides à l’habitat rural.
L’électricité : La commune est couverte à 95%, reste les nouvelles constructions et certains endroits ruraux où il y a des handicaps où les distances sont  importantes entre les habitants et qui nécessitent beaucoup de frais.
GAZ :  La ville de Sidi Kada et le village agricole Smala Sidi Mahiedine sont raccordés à 1OO% mais les branchements des citoyens n’est qu’à 5O% vu la cherté des prix qu’exige un branchement au niveau des entreprises privées et dont les montants sont payables au comptant.
Education : La commune de Sidi Kada dispose d’un lycée d’une capacité de 67O élèves qui fournit des résultats honorables chaque année, 3 CEM qui sont C.E.M Houari Boumediene 6O1 élèves, le CEM Batouche Zine El Abine 5O5 élèves et le CEM Moufdi Zakaria 18O élèves. Par contre, la commune n’a pas d’annexe CFPA, les élèves exclus des écoles et  des CEM  ainsi que du lycée doivent tenter une autre orientation au niveau du centre de formation professionnelle de Tighennif.
Les Mosquées : Les mosquées sont au nombre de O8, à savoir 04 en milieu urbain  etO4 et en milieu semi urbain, les fidèles ne trouvent aucun inconvénient pour accomplir leur devoir.
Les infrastructures d’accompagnement : La ville de Sidi Kada manque énormément d’infrastructures d’accompagnement comme le marché des fruits et légumes qui n’existe pas et que les citoyens sont contraints de se rendre à Mascara ou à Tighennif pour s’approvisionner sinon attendre le souk Hebdomadaire de Maoussa.
Le bureau de poste : Un seul bureau de poste qui  ne peut être à la hauteur de la tache qui lui est confié devant une population qui dépasse les vingt mille habitants, l’infrastructure date de l’ère coloniale avec des locaux exigus et le manque de commodités pour faciliter la tache aux abonnés d’effectuer leurs opérations. Les gens préfèrent se rendre au niveau de la recette principale de Mascara qui se trouve submergée elle aussi. Pour les domiciliés au niveau des banques, ils doivent se rendre à Tighennif.
Santé : Malgré la densité de sa population, la commune ne dispose que d’un centre de santé et d’une maternité de 6 lits au niveau du chef lieu, 4 salles de soins au niveau rural, cinq O5 pharmacies, deux O2 médecins privés, deux O2 dentistes privés et les médecins exerçant dans le secteur public.
Transport : La commune de sidi Kada est satisfaite en matière de transport vers toutes les directions importantes comme Mascara et Tighennif chef lieux de la wilaya et de la Daira,  mais le manque de transport est ressenti surtout vers certains douars importants comme Sidi Salem situé sur la RN 14.  Les transporteurs desservant les grandes lignes ne veulent pas prendre sa population en charge   alors que  la population du douar de   Ouled Abderrahmane vit l’isolement  car ce douar est situé sur un chemin communal où la circulation est moins Importante.
La culture :  Comme presque la totalité des communes de la wilaya, la commune de Sidi Kada, ne dispose que d’une seule  maison de jeunes où les jeunes du village peuvent s’y rendre pour les différents jeux et  d’autres préoccupations comme la lecture, l’internet ou le jeux d’échec, mais une grande partie de ces jeunes trouve son compte au niveau des 13 cafés répartis à travers les quartiers de la ville où certains s’adonnent au jeux de dominos pendant que les autres passent des moments devant la T.V pour commenter des parties de Football.
Le sport : C’est le sport roi qui domine à Sidi Kada la seule discipline que tous les jeunes suivent de plus près, le P/APC disait que malgré plusieurs tentatives pour la création d’autres disciplines, le manque d’encadrement et d’intéressement n’ a pas vraiment encouragé à aller de l’avant et c’est l’équipe de Football qui existe seulement et qui demeure prise en charge par l’APC.
D’autre part, on remarque le manque de civisme des citoyens qui n’appliquent pas la loi en particulier du côte de l’urbanisme, et la remarque est faite au niveau du village agricole Smala Sidi Mahiedine, où l’ensemble des constructions ont été déformées par les modifications faite à tort et à travers sans observation pour l’esthétique de la ville ou du village, chose que M. Le Wali de Mascara ne cesse de répéter à chaque occasion devant les entreprises, les bureaux d’études en présence des Maires et des Chefs de  Daïra.
Espaces verts : Les espaces verts qui se sont transformés en de simples carrés déserts sans les moindres plantes, malgré que plantées à plusieurs reprises, les enfants et même les personnes âgées ont leurs parts de responsabilité pour avoir arraché des arbustes et détruits les plantes à ceci, s’ajoute le manque d’entretien et le manque d’arrosage.

B.Boufaden
Jeudi 2 Février 2012 - 12:59
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