REFLEXION

Savoir quitter la table



Personne n’a oublié le jour où le plus fort général Mediène a quitté les services secrets algériens. Tous ceux qui ont cru en ce fameux mythe, appelé tendrement par ses fidèles ‘’Rab Dzaïr’’, ont assisté à sa fin, mais le jour ou l’autre général de la police algérienne a subi le même sort que celui qui lui a approuvé son enquête d’habilitation, une atmosphère d’étonnement et de crispation a peuplé la scène politique, affichant un nombre d’interrogations et d'incompréhensions, allant jusqu’à semer la peur chez nos concitoyens. Je parle ici du limogeage du Général Hamel, un fonctionnaire comme tous les autres fonctionnaires nommés par décret présidentiel. Le président qui l’a élevé au plus haut grade militaire et au plus haut poste, a vu qu’il ne se porte pas bien dans son costume de chef de la police, décide de le lui enlever. Une décision prise par le président de la République, selon ses pouvoirs définis par la Constitution et dont il est seul décideur.  En huit ans à la tête de la police, il a fait ce qu’il a fait. Il a renforcé les rangs de la police par une nouvelle génération d’intellectuels, il a mis cette institution sur les rails du professionnalisme, il a doublé les effectifs des policiers et l’Algérie a adhéré à Interpol, mais tout ça, se faisait sous la direction de la présidence de la République et il ne peut en aucun cas prendre de telles décisions sans l’aval du Président Bouteflika.   Sauf qu’il est nécessaire aussi de rappeler que durant sa période, la police a vécu l’inédite grève des policiers, et Oran fermée à clé et la circulation bloquée parce que le fils du chef de la police célèbre ses noces à l'hôtel Méridien d'Oran, ceci sans entrer en détail dans la fameuse affaire de cocaïne qui est en cours d’enquête et qui a bien éclaté durant sa période.  Le limogeage de Hamel ou de n’importe quel responsable ne va pas arrêter la terre de tourner, ni bloquer l’administration algérienne de fonctionner, ni même d’ailleurs donner congé aux commissariats de police. Un ‘’H’’ s’en va et un autre ‘’H’’ le remplace, un moudjahid  modeste, sans lunettes de soleil, un grand pompier pour éteindre le feu des rimeurs qui fragilise les policiers, un ‘’Hbiri’’, qui est désormais chef de la police. On croyait que les policiers auraient beaucoup de mal à se remettre du départ de leur chef, mais la réalité sur le terrain nous montre que les hommes en tenues bleues sont toujours là au service du pays et des citoyens et qui font leur travail comme rien ne s’était passé, mais à la grande surprise, c’est les autres ‘’politico’’ et hommes d’affaires et promoteurs qui ont le mal dans le ventre et risquent de ne plus se remettre après ce choc … eux qui croyaient déjà que leur préféré était à deux pas des présidentielles. Mon grand virage, c’est pour dire qu’en Algérie, personne n’est indispensable, chaque ministre et chaque haut responsable doit savoir quitter la table.

Belkacem
Lundi 2 Juillet 2018 - 18:19
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Edito
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