REFLEXION

Sarko fait sa campagne sur le dos de l’Algérie



Nicolas Sarkozy durcit son discours pour conserver son poste de président de République française. Confronté au dynamisme de François Hollande et à la progression de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la droite récidive et attaque l'Algérie, il a estimé que les élites instillaient l'idée que la France aurait une responsabilité dans les crimes commis en Algérie en qualifiant ces idées d'infâmes politiquement et moralement disqualifiées. Décidément, en France, la négation se transmet d’un président à l’autre. Non content de bénéficier d'un contexte favorable grâce à Le Pen, père et fille, après 5 années de saillies contre les Algériens, les immigrés, les Musulmans halal et cie, Sarkozy continue à maintenir l'illusion d'une immigration massive Algérienne unique en Europe en distillant de faux chiffres pendant la campagne présidentielle. Il préfère jouer sur les cordes sensibles. Celles qui ont contribué à tisser le lit de la haine, de l'intolérance et du racisme. La loi du 23 février 2005 qui glorifie la colonisation est devenue l’argument principal pour atirer  l’électorat de droite et de la communauté pied noire . Entre les mains de Sarkozy, elle devenue une arme de destruction massive. Le président sortant a cependant, une priorité lorsqu’il déclare: «J'exigerai en tout premier lieu le respect de vos morts et des cimetières que vous avez laissé là-bas.», a promis, le représentant de la soi-disant droite républicaine, aux pieds noirs et aux harkis.  A ces gens, Nicolas Sarkozy promet d'effacer la trace de l’exode de 1962 et de les rétribuer pour les services rendus à la France. Prix de la trahison envers leur patrie d'origine: l'Algérie. «Si je suis réélu président de la République, il est bien entendu que je réglerai d'une manière définitive tous les problèmes liés à votre exode forcé, tant d'un point de vue juridique que pécuniaire  ou moral», a-t-il affirmé. Quoi de plus naturel pour le président sortant que de remuer le couteau dans la plaie pour séduire un électorat encore fortement sensible aux thèses de l'Algérie française. En ce sens, il confirme qu'il n’est pas si différent de Jean Marie Le Pen et sa fille.

Réflexion
Lundi 23 Avril 2012 - 11:32
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Edito
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