REFLEXION

Sahara Occidental : l’autre raison de la reconnaissance US !



Près d’une semaine après la reconnaissance des Etats-Unis du Sahara occidental comme partie intégrante du Maroc en contrepartie d’une normalisation avec l’entité sioniste, une autre raison de cette reconnaissance a été évoquée par des diplomates africains. Des entreprises et des établissements financiers américains se sont vus offrir l’opportunité d’arracher un gros marché énergétique en Afrique de l’ouest. Il s’agit de la réalisation du gazoduc Nigeria – Maroc (NMGP). A cet effet, le Nigeria subit des pressions énormes pour adhérer pleinement à ce projet. Entre pressions internes, accusations d’atteinte aux droits de l’homme et financement du groupe terroriste Boko Haram, tous les moyens sont bons pour soumettre le Nigeria. Le 10 décembre dernier, le même jour de la reconnaissance américaine, des experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont recommandé  la fusion du projet de gazoduc Maroc – Nigeria (Nigeria-Morocco Gas Pipeline en anglais, NMGP) et le Projet d’extension du réseau de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (West African Gas Pipeline Expansion Project en anglais, Wagpep). Cette recommandation a été faite au terme d’une rencontre des acteurs du secteur énergétique tenue les 9 et 10 décembre à Ouagadougou, au Burkina Faso, d’après un communiqué publié par l’institution sous-régionale. Ces acteurs ont recommandé de poursuivre les discussions avec les promoteurs du projet NMGP en vue de la conclusion d’un mémorandum d’entente devant permettre d’aboutir à l’étude détaillée d’un projet unique de gazoduc en Afrique de l’Ouest. A la fin de leurs travaux, les participants ont demandé à ce que les études à conduire pour le projet de Gazoduc incluent l’analyse de faisabilité pour la fusion des deux projets en un projet unique et que les résultats soient présentés aux Etats membres en vue d’une décision finale. Cependant, le Nigéria veut engager le lancement du gazoduc trans-saharien (Nigeria-Niger-Algérie), prévus d’être détenu à 90% par Sonatrach et la nigériane NNPC, et à 10% par la Compagnie nationale du pétrole du Niger. Selon des experts sécuritaires, la multiplication, ces jours-ci, des attentats terroristes au Nigeria, coïncidant avec des accusations contre l’armée nigériane d’atteinte aux droits de l’homme, sont un signe que les richesses de ce pays pétrolier ont été promises à des multinationales américaines, qui veulent plus de gain avec le projet  du gazoduc Nigeria – Maroc qui passera incontournablement par le Sahara Occidental (marocain selon les Américains).

Réflexion
Mercredi 16 Décembre 2020 - 16:30
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