REFLEXION

STIDIA : Une mairie aux abonnés absents

Au moment où le ministère de l’Intérieur œuvre à rapprocher l’administration du citoyen, à l’hôtel de ville de Stidia, le pauvre administré en quête d’un document ou de quelque paperasse ordinaire, sent à un rayon d’un café au coin, toute la démission des uns et des autres à l’ombre de la campagne électorale officieuse à laquelle s’adonnent élus et préposés aux guichets en quête de voix de résidants auxquels ils ne répondent pas une fois à l’auguste mairie.



C’est en effet, dans ce climat postélectoral conjugué au despotisme et au laxisme dont profitent tout un chacun et tout le personnel sans exception aucune lorsque le chat n’est pas là, que débute la journée à la mairie, tel qu’il nous a été offert à observer par un candidat à l’APC prochaine. Car à huit heures et quelques poussières, c’est un peu trop tôt pour espérer se décharger d’une contrainte administrative. Les femmes en général ayant à la charge des enfants en âge de scolarisation, doivent être à cette heure-ci affairées par l’accompagnement à l’école de leurs gavroches. Ajoutons à cela leurs embrassades en route de retour à l’institution communale, les petites discussions sur la journée passée, à propos des nouveautés d’infos de proximité et l’on ne sait pas quoi encore, avant l’autre tournée au sein des arènes bureaucratiques de la municipalité ; il y a de quoi espérer se voir doter de la patience du prophète Ayoub que le salut soit sur lui, avant d’être reçu ou de décrocher son document demandé. Quant aux messieurs, il y a généralement de quoi dire que l’heure c’est l’heure ! Il est constaté parfois, même leur arrivée avant le temps. De quoi se permettre une virée astrale au bureau, avant de sortir une fois l’heure est au moment de l’ouverture, pour aller se rabattre sur un café où le consommateur s’avérant un industriel de belles paroles, faiseur de tant de programmes spatiaux, a tout le loisir de s’éterniser une pérennité, en dégustant le goudron du café qui ne s’avère point express. Il n’y a pas le feu, si les gens attendent à même le couloir menant au bureau, ou devant le guichet. Y a-t-il une personne qui peut changer le destin écrit par le Créateur ?! Alors franchement : pourquoi toute l’impatience qu’affichent certains administrés ?! C’est peut-être en s’inspirant d’une pareille tranche de vie qu’en 1833, Balzac écrit « Quand le chat court sur les toits, les souris dansent sur les planchers », dans le roman Eugénie Grandet. De quoi ne point en vouloir au personnel exécutant, lorsque bien de chargés de bureaux et de préposés ne commencent à pointer le bout de nez qu’à partir des neuf heures et même au-delà pour les mieux nantis dans l’échelon du boss. Et comme il n’y a pas que le café du matin à l’ordre du jour qui nécessite le casse-croute des dix heures et demi, puis le déjeuner, la pause d’une heure qui est reculée jusqu’à l’après digestion semble-t-il entre autres trêves ; il y a de quoi assurer que l’ambiante bureaucratie professionnelle risque de durer encore des lustres, maintenant que sa forme d’organisation est de plus en plus sophistiquée pour appeler le lambda à la confiance, au renouvellement !  

Lhaj Hmida
Mardi 19 Septembre 2017 - 19:00
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MOSTAGANEM
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