REFLEXION

SIDI-SLIMANE (TISSEMSILT) : Les habitants des zones d’ombre interpellent les responsables

Les hautes autorités du pays ont fixé un agenda pour la concrétisation des engagements pris quant à la relance du développement dans les zones d’ombre. Elles ont fixé un délai de 3 à 4 mois, pour concrétiser les indicateurs du changement, et un autre de 12 mois, pour la mise en œuvre de la feuille de route de la réunion tenue entre les walis et les hauts responsables du pays alors, que les walis seront soumis au contrôle du suivi et à l’évaluation des opérations.



En effet, et dans la continuité du travail de proximité, nous tenterons de toucher le maximum de ces douars et ces zones enclavées et pour un début c’est dans la partie nord de la wilaya que nous avons commencé. Les habitants de trois bourgades enclavées dans la commune de Sidi Slimane dans le nord de Tissemsilt ne cessent de pester contre ce qu’ils appellent l’oubli, l’isolement et l’impraticabilité de la route notamment, après chaque saison hivernale, qu’ils soient du douar de Ouled Djelloul ou de Ouled Slimane ou encore de Ouled Hammou, la souffrance est la même. En effet, les quelque (400) habitants des trois douars précisent qu’ils sont pratiquement coupés du reste de la région, les fortes pluies qui se sont abattues par le passé  sur la région ont provoqué une dégradation très avancée de l’état de la route qui relie ces trois douars à la commune thermale de Sidi-Slimane en passant par le village de Dahmania. Son impraticabilité après les dernières  pluies s’est négativement répercutée sur leur déplacement et particulièrement pour les malades, qui faut-il le préciser ont été parfois transportés sur les épaules de leurs proches en parcourant des kilomètres afin de leur porter secours précisent ces citoyens. Ces derniers ajoutent que ce problème de la route s’est aussi répercuté sur la scolarité de leurs progénitures, puisqu’en plus de l’absence des commodités qui permettent aux écoliers de poursuivre leur scolarité dans des conditions favorables, tels le chauffage et l’électricité, la seule route qui mène vers cette école de Chahid Bettah de Kenanecha ressemble à tout sauf à une route, les élèves, les maîtres, et même le fournisseur de l’école éprouvent toutes les difficultés du monde pour y arriver, les absences à répétition se banalisent dans de telles circonstances. Ces habitants précisent que leurs conditions sont déplorables, cette situation douloureuse et intenable les a incité et après d’innombrables tentatives d’interventions à solliciter la presse et lui exposer leurs problèmes auxquels ils font face au quotidien particulièrement lorsque la situation dépend de leur présence respective sur les lieux et par la même inviter les responsables à intervenir pour faire sortir leurs petits douars de l’isolement et l’inertie.

A. Ould El Hadri
Lundi 20 Juillet 2020 - 17:03
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