REFLEXION

SESSION DE FORMATION EN APICULTURE : Les causes du prix élevé du miel à Mostaganem

La wilaya de Mostaganem a accueilli la 6ème session de formation en apiculture de trois (3) jours, du jeudi 19 au samedi, 21 décembre 2019, au niveau du siège de la Fondation « Djanatu al Arif », sise à « Dabdaba », Commune de Sayada. Initiée et conduite par le Docteur en médecine, Professeur-formateur, chercheur en Apithérapie et apiculteur de grande notoriété, depuis 35 années, M.Abdelmadjid Bouchareb .



A noter que la session est payante avec prise en charge des stagiaires et qu’elle est ouverte aux professionnels, investisseurs, amateurs, étudiants ou chercheurs. A cet évènement, plus de 25 personnes stagiaires, entre hommes et femmes, sont  venues de 20 wilayas du territoire national et même de pays voisins comme la Tunisie et le Maroc, pour se former à des techniques apicoles précises et acquérir des connaissances importantes. Le programme comprend  quatre (4) sujets, à savoir : premièrement le traitement, le nourrissement et la production de pollen et de miel ; deuxièmement, l’élevage des « reines » ; troisièmement, l’élevage des « mâles » reproducteurs et sélection massale et enfin, quatrièmement, la production de la gelée royale. M.Abdlamadjid Bouchareb  a indiqué que l’objectif : « c’est comment préparer de mâles sélectionnés pour la fécondation des reines qui va avoir lieu dans un mois car on fait toujours l’élevage des mâles avant celui des reines. Dans un mois, on va faire la même opération mais pour les « reines sélectionnées » pour être fécondées par les mêles déjà sélectionnés ».L’autre thème sur lequel insiste le Dr.A.Bouchareb, dit-il :  « consiste à démontrer aux agriculteurs et apiculteurs que l’on peut produire de la gelée royale, en Algérie, toute l’année ».Comme quatrième objectif, dans cette session, il ajoute  qu’il s’agit de : « faire des essaims en janvier et février avec lesquels les apiculteurs peuvent produire tour les produits de la ruche :miel, gelée royale, pollen, la propolis, le venin d’abeille et la cire » .Dans cet ordre d’idée, l’illustre spécialiste en Apithérapie et en apiculture a révélé que  ce que font actuellement les apiculteurs dans leur immense majorité, c’est une fondamentale .Selon le Dr.A.Bouchareb « la raison est qu’ils n’arrivent pas à contrôler  la fécondation, ils font des essaims tardifs (au-delà du mois de mai), qui sont en général non viables quand ils sont entre les mains d’apiculteurs non expérimentés. Ceci implique que les nouveaux apiculteurs doivent disposer des essaims, dès le mois d’avril déjà sinon, ce sera un démarrage en échec. ».Le spécialiste en Apiculture a révélé que : « 75% des bénéfices sont perdus par les apiculteurs et les 25% ne représentent que la part du miel vendu à un prix très, très cher et il est loin de couvrir tous les fais d’exploitation de l’activité apicole, pour ne pas dire impossible. Il a précisé que : « c’est la raison qui explique la cherté du miel, en Algérie et il faut que les apiculteurs soient sensibilisés, informés et formés pour qu’ils doivent se lancer dans l’exploitation de tous les produits de la ruche, jusqu’à la fabrication de produits cosmétiques. Et c’est ce que nous nous employons à leur faire comprendre à travers cette session, notamment, a-t-il conclut »

Younes Zahachi
Vendredi 20 Décembre 2019 - 15:49
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MOSTAGANEM
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