REFLEXION

RESTAURATION DES VIEILLES MOSQUEES D'ORAN : Tosyali Algérie finance les travaux



De nombreuses mosquées datant de plusieurs siècles, demeurent des repères de la longue histoire de la ville d’Oran, riche en événements successifs. En effet depuis l'occupation de la ville par les forces espagnole et française soit plus de 400 ans, la destruction de certains sites cultuels, la transformation de leur vocation première durant cette sombre période de l’histoire et les saisies des biens waqfs ont été autant de faits qui n’ont pas réussi à détourner ces lieux de leur mission cultuelle et de pôle de rayonnement et d’enseignement religieux. Des sites comme Djamâa Hassan Pacha, la mosquée Bey Mohamed Benothmane El Kebir ou encore Imam El Houari, parmi les plus anciennes d’Oran nécessitent aujourd’hui des travaux de restauration et de réfection afin de sauvegarder leur architecture et les préserver des aléas du temps. Des actions ont été entreprises dans ce sens auprès des autorités concernées, a-t-on appris du directeur local des affaires relieuses et des waqfs, Messaoud Amirouche. Cette démarche est soutenue par la décision du Président de la République, qui à l’occasion de Youm El Ilm, avait préconisé la restauration de toutes les "vielles mosquées" du pays. L’objectif étant, à la fois, de rendre hommage aux grands Hommes et aux érudits ayant marqué l’histoire du pays et sauvegarder les lieux de culte, pôles de la résistance contre l’acculturation et la spoliation de la personnalité algérienne. Incontestablement, la ville d’Oran recèle des mosquées, véritables mémoires témoignant de sa longue et riche histoire. La mosquée du Pacha, l’une des plus anciennes de la ville, a été construite par le Bey Mohamed El Kebir, suite à la libération d’Oran, en 1792, après près de trois siècles d’occupation espagnole, comme le précise le chef de service culture islamique et enseignement coranique à la même direction de wilaya, Mokhfi Boukhemacha. La plaque de marbre, dévoilée lors de l’inauguration de cette mosquée, en 1796, est jusqu’à présent conservée dans l’une des galeries du musée Ahmed Zabana, dans le quartier populaire de M’dina Djedida, a-t-on précisé. S’étendant sur une surface de 1.382 m2, la mosquée a été édifiée non loin du Palais du Bey, sur la rive orientale du Oued R’hi (actuellement Oued Ras El Aïn), dans l’actuel quartier populaire de Sidi El Houari. C’est autour de ce lieu de culte que de nombreux quartiers ont vu le jour, pour constituer la nouvelle ville d’Oran, précisent des textes historiques. -Des mosquées et des pans de l’Histoire-En 2009, la mosquée a été fermée après l’apparition de fissures sur sa plateforme, les colonnes et ses différents éléments de soutien.                              

Medjadji H.
Samedi 27 Juin 2020 - 17:20
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Oran
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