REFLEXION

REGLEMENT DE LA CRISE EN LIBYE : Le rôle de l'Algérie mis en avant

Un responsable libyen a exprimé dimanche à Alger sa conviction en la capacité de l'Algérie à jouer un rôle dans le règlement de la crise en Libye, insistant sur l'impératif de collecter les armes et d'assurer une répartition équitable des richesses du pays pour aller vers un dialogue permettant de construire "une Libye démocratique unie et stable".



Abdelhadi Lahouij, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale au gouvernement libyen de transition  a déclaré lors, d'une conférence sur "la crise en Libye et ses répercussions sur les pays du voisinage" tenue au siège du parti Front El Moustakbal en présence du président du parti, Abdelaziz Belaid, des cadres du parti ainsi que le Secrétaire Général du conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe (UMA), Saïd Mokaddem. "Nous sommes convaincus que l'Algérie est capable de jouer un rôle dans le dialogue pour le règlement de la crise qui prévaut en Libye depuis 2011",  "Nous accueillons favorablement le rôle de l'Algérie et voulons qu'elle (l'Algérie) et la Tunisie également interviennent, étant des pays du voisinage", a-t-il déclaré, affirmant que la persistance de l'anarchie entraînera la prolifération des armes dans les pays du voisinage libyen. Souhaitant l'aboutissement de l'approche algérienne, le responsable libyen a dit "nous ne voulons pas que les scénarios de l'accord de Skhirat, de Paris ou d'Abu Dhabi se reproduisent, car ayant échoué". Le responsable libyen a affirmé que "les constantes" du (gouvernement libyen de transition) consistant en la collecte des armes et la distribution équitable de la richesse (en allusion à la rente pétrolière), puis le recours au dialogue pour l'édification d'une Libye nouvelle unie et démocratique. "Nous ne pouvons aspirer à une Libye démocratique et unie avec la prolifération de 21 millions d’armes et la présence de 300 groupes armés", dont certains appartenant à des groupes terroristes, a-t-il poursuivi.  "Nous prônons la paix et la coexistence, la gouvernance n'est pas notre problème", a souligné le même responsable, avant d'ajouter "nous devons travailler en perspective d'une Libye nouvelle qui préserve ses décisions nationales, une Libye unie et stable et nous n'accepterons aucune présence militaire étrangère". "La Libye appartiendra uniquement aux Libyens et veillera à consacrer l'unité et la stabilité", a-t-il soutenu, soulignant la volonté de son pays "d'entretenir ses relations avec les pays voisins de par leur avenir commun, et à tirer profit de leurs expériences de développement et celle de la concorde civile", en allusion à l'expérience de la réconciliation nationale adoptée par l'Algérie.

Ismain
Lundi 9 Mars 2020 - 17:22
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ACTUALITÉ
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