REFLEXION

REDUCTION DES SUBVENTIONS DES 2019 : La ‘’socialité’’ de l’Etat est-elle remise en cause ?

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a annoncé à Dubai que le gouvernement a l’intention de mettre fin aux subventions d’essence en 2019, et aux subventions d’autres marchandises en 2020.



Lors de la réunion entre les ministres des Finances arabes et le Fonds monétaire international (FMI), à Dubai, Raouya a, en effet, annoncé que le gouvernement a l’intention de mettre fin aux subventions d’essence en 2019, et aux subventions d’autres marchandises en 2020, avec la création d’un système de soutien aux personnes à faible revenu. Sans donner de plus amples précisions quant aux différents dispositifs de soutiens aux prix qui seront touchés par ces réductions, au-delà de celle liée aux carburants, le ministre des Finances s’est contenté d’expliquer que la réforme envisagée du système actuel des subventions publiques découle avant tout des objectifs de résorption du déficit du budget de l’Etat d’ici trois à quatre ans. Rappelant que le dispositif actuel de soutien aux prix englobe un large éventail de biens et de services, allant de l’électricité au pain et à l’huile, l’argentier du pays a tenté de rassuré en définitive que les réformes ainsi envisagées visent surtout à rendre le système actuel des subventions à la fois plus efficace et plus favorable aux Algériens à faibles revenus. Le ministre des Finances, qui a toujours soupesé le risque de grogne sociale dans ses déclarations publiques, a été enhardi, apparemment, par la présence des responsables du FMI qui encourage l’Algérie à couper net toute forme de subventions sociales pour préserver ses équilibres financiers. Le premier argentier du pays a-t-il minimisé le risque de médiatisation de sa déclaration et ses répercussions en Algérie ? En effet, le même responsable, questionné à plusieurs reprises par la presse en marge des discussions sur la loi de finances de 2018 et à diverses autres occasions, n’a jamais fait de déclarations aussi tranchées. Il a souvent argué de la complexité de la question et de la nécessité d’un ciblage des catégories les plus défavorisées afin de pouvoir mettre en place une aide directe qui permette en parallèle de supprimer les subventions tous azimuts qui grèvent le budget de l’Etat. Raouya a, en outre, ajouté que l’Algérie vise à éliminer son déficit budgétaire d’ici 3 à 4 ans. Il a, d’autre part, déclaré que l’Etat n’envisage pas d’emprunter de l’argent en 2018.

Ismain
Dimanche 11 Février 2018 - 18:40
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ACTUALITÉ
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