REFLEXION

Qui dit Mostaganémois, dit hors circuit



Qui dit Mostaganémois, dit hors circuit
Quand on pense qu’il y a tous ces « gagne-petit » qui se contentent d’être heureux ou de survivre au jour le jour ! Puis tous les faux malheureux qui tirent du plaisir à rester dans la plainte, et tant d’autres encore, comme les ambitieux, les capitalistes ou les forcenés du bien-être, qui ont débarqué à Mostaganem, Quelle dérision, et quelle déraison apparente me dis-je! Le bonheur en trop, dans la paix reçue ou offerte, dans la contemplation inespérée d’un paysage, d’une œuvre, dans les couleurs retrouvées, les vibrations d’une rencontre bien accordée, entre les élus locaux  et les citoyens de cette ville qui  l’ont réduite en charpie. Etre crispé ou détendu ? Tout ça... à côté ou en plus, n’est rien par rapport à ces familles jetées à la rue à l’approche du mois sacré de ramadhan et au premier plan telle une évidence, voilée parfois mais toujours présente, dans le chagrin et sous la violence des apparences, parce que ce sont des mostaganémois. Face au bonheur, de nos responsables, l’injustice n’est pas dans les remous ou les violences impitoyables de la vie, elle est plutôt dans tout ce qui empêche chacun d’entre nous de se relier à son bonheur de vivre. L’injustice dans ma ville est dans toutes les auto privations infligées à ces familles fragiles qui n’ont même pas le luxe de se construire une baraque dans les bidonvilles pour être recensées, parce qu’elles ont des principes et par peur de déplaire, par crainte du qu’en-dira-t-on, des jugements de valeur, des autres du fait que ce sont des mostaganémois, pour accepter d’être humiliés de la sorte. Point de  bonheur, pour ces familles étrangères dans leur propre ville et point de petite veilleuse fidèle, patiente et inaltérable, pour s’abriter des vents, et se  protéger des tempêtes du chagrin ou de la pluie des désespoirs. Une petite lumière qu’il appartient à chacun de préserver de la malveillance, des pensées négatives, des poisons du ressentiment, de l’inattention de nos autorités locales. Humiliées et exploitées, ces familles n’ont pas de chance parce qu’elles ont le malheur d’être honorables  mais occupent  une place inférieur dans la pyramide sociale, ici à Mostaganem. Nos autorités tournent le dos, à ces familles dont le bonheur a été volé et n’ont de cesse de bafouer les valeurs, parce qu’elles sont  mostaganémoises et c’est leur seul tort,  exclus ils n’ont pas droit de citer, et sont chassées parce qu’elles sont régies par des règles instituées par des responsables qui veulent s’accaparer de cette ville. Laxisme, injustice sociale, passe droit et j’en passe nos responsables sont à la recherche du profit comme but suprême et toute cette caste politique parvenue ne cherche qu’à s’enrichir en faisant des affaires sur le dos de ces familles qui sont traités comme du bétail, car tout compte fait, pour eux les mostaganémois ne valent pas mieux.

C.Djamel
Jeudi 12 Juillet 2012 - 11:01
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