REFLEXION

Qui contrôle les milliardaires algériens ?



Ils ne sont pas touchés par la crise financière, s'en foutent complètement de la chute du pétrole, les milliardaires se portent bien en Algérie. Rebrab, Mehri, Haddad, Tahkout et les autres, les super-algériens, les plus fortunés en Algérie demeurent incomptables et il est très difficile de mesurer l’ensemble de leurs richesses. L’argent a été toujours un grand tabou dans notre société, en dépit de certaines apparences trompeuses.
En 1990, ils étaient 6 000, un chiffre révélé à l’époque par le Gouverneur de la Banque d’Algérie. En 2017, ils sont 4500 millionnaires en dollars, dont 90 multimillionnaires, selon le rapport 2017 de l’Africa Wealth Report établi par la banque mauricienne AfrAsia Bank. Ce nombre place l’Algérie au top 5 des pays les plus riches en Afrique, et en 2018,  l'Algérie se retrouve à la quatrième place des pays les plus riches du continent en termes de PIB.
Face à l’ouverture du secteur des Investissements en Algérie, la perspective d’injection des milliards de dollars dans l'agriculture, l'industrie et le tourisme a fait grimper leur nombre. Toutefois, beaucoup parmi ces nouveaux riches ne font pas l’objet d’une enquête, alors que la loi stipule un contrôle strict des personnes arborant des signes extérieurs de richesse. Parmi eux, des milliers sont des importateurs, des patrons de sociétés privées et d’autres sont des milliardaires et contrôlent des marchés de devises au «noir».
Les autorités de contrôle presque hors champ, peu d’enquêtes sont menées par les services de sécurité, le Centre de traitement du renseignement financier (CTRF) et les banques contre les personnes ayant des signes de richesse !
Un grand nombre d’Algériens sont devenus des milliardaires sans qu’aucune enquête n’ait été ouverte sur la source de leurs fortunes, une richesse qui pourrait avoir une relation avec la gestion des fonds publics, le commerce illicite ou encore le trafic de drogue, d’où ce dernier point a été bien révélé au grand jour après l’éclatement de l’affaire du multimilliardaire, Kamel EL Bouchi. Un abandon flagrant qui nécessite l’intervention des pouvoirs publics.
  Quel rôle pour le  CTRF , un organe chargé de recueillir, traiter, analyser  et échanger des renseignements financiers , chargé de la détection de l’argent sale et la prévention contre les fonds issus de la drogue et le financement des activités terroristes. Cet acteur important dans la gestion de la circulation de l’argent demeure, hors-jeu, tandis que l’argent acquis illégalement, est injecté dans la promotion immobilière, le tourisme et la construction de luxueuses villas, et l’achat des biens immobiliers en France, Espagne et en Italie.

 

Belkacem
Dimanche 30 Septembre 2018 - 18:08
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Edito
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