REFLEXION

Quelle est ‘’la lèse-majesté’’ de Bouhadja ?



Le nouvel embrouillamini autour de la démission – ou pas – du président de l’APN, Saïd Bouhadja, renforce le doute et soulève des interrogations sur les querelles de chapelle qui opposent deux parmi les principaux acteurs de la vie politique nationale ; le patron du FLN et le président du Parlement issu du même parti. Dans les annales de la chambre basse du Parlement, pour le cas de l’ancien P/APN, Karim Younes, l’incompatibilité était affichée. L’ancien président de la chambre basse avait pris parti pour le candidat Ali Benflis contre le candidat Abdelaziz Bouteflika. Ce n’est pas le cas de Saïd Bouhadja. Ce dernier avait même appelé en juin dernier Abdelaziz Bouteflika à briguer un cinquième mandat.  A la lumière de ces dispositifs constitutionnels et règlementaire, en théorie seul Saïd Bouhadja pouvait décider de son propre sort: continuer ou démissionner. Au-delà de ces dispositifs législatifs, quelle grave erreur aurait commis l’actuel président pour être poussé à la sortie à la veille de l’élection présidentielle? Que lui reproche-t-on au juste? Le limogeage du secrétaire générale de l’APN issu aussi du FLN ne saurait expliquer à elle seule cette volonté de l’éjecter prestement. Quel impair a donc commis le président de l’Assemblée populaire nationale pour devenir du jour au lendemain persona non grata?  Le manque de clarté et la confusion qui caractérisent la communication officielle ont été éprouvés également lors de l’apparition de l’épidémie de choléra. Chacun y est allé de son élucidation et de sa scolie, tandis que les citoyens paniquaient à l’idée de savoir que les autorités compétentes étaient incapables de déterminer la source du mal et se contredisaient les unes les autres. Cette cacophonie intervient après la longue série de changements qui ont concerné l’institution militaire et la contradiction flagrante qui s’en est suivie entre les propos rassurants du chef d’état-major de l’ANP et les sanctions prises à l’encontre de responsables de la DGSN et du MDN pour avoir continué d’agir envers un ancien chef de Région militaire limogé comme s’il était encore en fonction.

Charef S.
Samedi 29 Septembre 2018 - 19:06
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