REFLEXION

Que cherchent les américains ?



Historiquement, les États-Unis ont dans l’ensemble accordé assez peu d’importance à l’Algérie, les dirigeants américains considérant que celle-ci faisait partie de la zone d’influence de l’Europe, notamment de la France. Néanmoins, certaines périodes ont suscité un regain d’intérêt des États-Unis pour ce pays, tant sur le plan économique que politique. On peut distinguer au moins trois de ces périodes : la seconde guerre mondiale, la période de décolonisation dans les années 1950 et 1960 et, enfin, le conflit du Sahara occidental jusqu’aux années 1980. Il n’existait pas de politique Algérienne pour les américains. Mais depuis la fin de la guerre froide et l’effondrement du bloc de l’Est, on a pu voir graduellement se dessiner une nouvelle politique, dictée par la stratégie globale de l’hyper puissance américaine. Ainsi, depuis la fin des années 1990, la politique américaine a été manifestement favorable à l’émergence d’un Etat démocratique intégré dans l’économie de marché dans le cadre du système des « trading blocs » ou zones commerciales. Au cours de la période qui a suivi la guerre froide, l’intérêt américain pour l’Algérie s’est accru en raison d’abord de l’inévitable globalisation, mais surtout depuis les événements du 11 septembre 2001. Après les attentats anti-américains, les États-Unis ont accordé plus d’attention à l’Algérie, en partie sous le prétexte que certains membres du réseau terroriste al Qaeda, dénommés « arabes afghans », sont d’origine Algérienne. Par ailleurs, les décideurs américains étaient très séduits à la fin des années 1990, par la vision d’une entité régionale maghrébine centrée sur le marché, même si la situation de ni paix ni guerre au Sahara occidental continue d’être une source de tensions dans la région et reste le principal point de discorde entre l’Algérie et le Maroc, qui forment l’axe du processus d’intégration régionale. Depuis ses débuts en 1975, le conflit du Sahara occidental exacerbe les tensions dans les relations algéro-marocaines, en rendant laborieuse l’intégration économique maghrébine. Le soutien des États-Unis et celui encore plus ferme de la France au Maroc constitue un obstacle majeur à la résolution du conflit.

Réflexion
Lundi 27 Février 2012 - 10:41
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Edito
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