REFLEXION

Pour quand la fin de la civilisation ?

Une nouvelle guerre mondiale peut être synonyme de la fin de la civilisation, a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, jeudi, ont rapporté des médias locaux. Poutine s’exprimait lors de sa traditionnelle émission "Ligne directe". Il s’agit d’un programme de TV annuel mis en place par le président russe pour répondre aux questions de ses concitoyens.



Interrogé sur la possibilité d'une troisième Guerre mondiale, Poutine a répondu citant Albert Einstein : "Je ne sais pas comment la Troisième Guerre mondiale sera menée, mais je sais comment le sera la quatrième: avec des bâtons et des pierres", a rapporté l’agence de presse russe "Sputnik".  "Avoir la conscience que la troisième Guerre mondiale pourrait signifier la fin du monde actuel devrait nous détourner des actions dangereuses pour la civilisation moderne", ajoute le chef de l’Etat russe cité par la même source.  Poutine a, d’autre part, annoncé l’entrée de l’économie russe dans une phase de croissance durable après avoir enregistré un déclin en 2015 et 2016 du à la chute des prix du pétrole et des sanctions occidentales imposées à Moscou.

Le point de vue défendu par l’étude de la Nasa ?
Selon la dernière étude de la NASA sur la chute de nos civilisations nous en avons au mieux pour quelques décennies avant de disparaître de la surface de la Terre. On peut résumer cette étude en disant qu’elle pointe du doigt la menace d’épuisement des ressources naturelles et la répartition des ressources. Les chercheurs ont utilisé un modèle mathématique baptisé Handy (Human and Nature Dynamical) et ont répertorié les raisons qui ont provoqué la chute d’autres civilisations : les Mayas, l’empire Mésopotamien, l’Empire romain, la dynastie Han, etc. En étudiant la dynamique homme-nature, l’étude montre qu’il y a un cycle récurrent constaté tout au long de l’histoire et qui provoque un « effondrement brutal » des civilisations.
Parmi les causes récurrentes d’effondrement, on retrouve :- le climat ;- la démographie ;- l’eau, l’agriculture ;- l’énergie.
Lorsqu’elle se produit, la convergence de ces facteurs aboutit à un effondrement civilisationnel.
« Pour les auteurs, il serait faux de croire que les progrès technologiques permettront de résoudre ces problèmes avant qu’il ne soit trop tard, car ils entraînent une consommation plus importante. Seule solution envisagée par cette étude : la mise en place de politiques adaptées qui viseraient à réduire les inégalités et la consommation des ressources. »
En clair, cette étude de la NASA prône en réalité la mise en place de politiques systématiques de « décroissance » pour sauver l’humanité.

L’effondrement des sociétés complexes du Professeur Tainter
Pour ce professeur américain qui a étudié avec minutie les effondrements de sociétés dans notre histoire les facteurs qui conduisent au drame sont les suivants :
1/ Les sociétés humaines sont des organisations faites pour résoudre les problèmes.
2/ Les systèmes sociopolitiques ont besoin d’énergie pour se maintenir.
3/ La complexité accrue porte en elle des coûts accrus par habitants.
4/ L’investissement dans la complexité sociopolitique, en tant que réponse à la résolution des problèmes, atteint souvent un point de rendements marginaux décroissants.
5/ À mesure que le rendement marginal de l’investissement dans la complexité décline, la société investit toujours plus lourdement dans une stratégie proportionnellement moins rentable. Il faut alors faire face aux poussées de tensions en dehors du budget de fonctionnement courant.
6/ Les rendements marginaux décroissants font de la complexité une stratégie d’ensemble de moins en moins séduisante, si bien que des parties d’une société perçoivent un avantage croissant à une politique de séparation ou de désintégration. Logiquement, divers segments de la population accroissent leur résistance active ou passive, ou tentent ouvertement de faire sécession.

Une étude prévoit la fin de la civilisation humaine pour 2040
Une étude publiée par une université britannique prédit un effondrement de nos sociétés aux alentours de 2040. Les annonces alarmistes en tout genre sont désormais monnaie courante mais prouvent une chose: si rien n'est fait, l'avenir est sombre.
Dans la littérature comme au cinéma, le futur de l'Homme est rarement optimiste. Des guerres pour se nourrir et s'hydrater, les inégalités qui explosent, et finalement l'effondrement des sociétés... Une étude dirigée par l'université Anglia Ruskin dépeint ce tableau pour l'humanité. Et la fin du monde surviendrait même à l'horizon 2040, comme l'explique la revue Insurge Intelligence. Une perspective alarmante mais évitable. A condition de changer nos habitudes.

Changement climatique et réaction en chaîne
Ces nouveaux modèles scientifiques, développés par l'université et soutenus par des composantes du gouvernement britannique, dont le ministère de l'Agriculture, tablent sur un phénomène de réaction en chaîne causée par l'Homme et son environnement en mutation.
L'entreprise anglaise Lloyd's, spécialisée en assurance et réassurance mais aussi partenaire du fond de soutien au travail de l'établissement, est même allée plus loin en proposant un rapport à ses clients sur les risques de l'effondrement des sociétés -et donc de leurs revenus- après un choc accusé par le système alimentaire mondial.
Selon ces projections, il suffirait de trois catastrophes climatiques pour conduire à la réduction de la production et l'augmentation des prix, ce qui cristalliserait des tensions à travers le monde et déstabiliserait les gouvernements. "Des émeutes de la faim éclatent dans des zones urbaines au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Amérique Latine. L'euro faiblit et les bourses européennes et américaine chutent respectivement de 10% et 5%", écrit la société.

Les gouvernements étudient les possibilités
Les rapports pessimistes fleurissent, à l'image de ces recherches de l'université de Melbourne sur les limites à la croissance, sujet déjà évoqué il y a près de quarante ans dans un célèbre livre publié par un groupe d'étudiants du MIT. Ou encore cette étude des universités américaines Stanford, Princeton et Berkeley qui annonce que la sixième extinction animale de masse est en cours. Les gouvernements se préparent au pire au niveau économique et géopolitique, commandant des projections en tout genre sur d'éventuelles crises pouvant survenir autour du globe. Une attitude préventive presque logique, dans un monde où l'on verrait une population à nourrir de 10 milliards d'individus d'ici à 2050, ou encore plus récemment et pour cette même décennie un climat totalement revisité rien qu'en Europe, où le vin de Bordeaux serait produit en Bretagne. Tous ces rapports n'ont pourtant pas valeur de prophétie. Comme le précise Insurge Intelligence, ces modèles se basent sur les comportements actuels de nos sociétés, sans tenir compte d'éventuelles réactions des gouvernements et des populations pour éviter cette fin.

 

Réflexion
Samedi 9 Juin 2018 - 18:07
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