REFLEXION

PROJET DE LOI SUR LA SANTE : Va-t-on vers la légalisation de l’avortement ?

Après la présentation devant la commission de la Santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle à l'Assemblée populaire nationale (APN), du contenu du nouveau projet de loi sur la santé, des voix se sont élevées pour dénoncer l’article 81 qui, selon elles, une légalisation à peine voilée de l’avortement.



Ainsi, Bouabdellah Ghlamallah, président du haut Conseil islamique, a indiqué, ce mardi 7 novembre, que le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière n’a pas demandé l’avis consultatif du Haut Conseil islamique en ce qui concerne l’introduction de l’article sur l’avortement dans le nouveau projet de loi sur la santé qui a été présenté hier par le ministre devant la commission de la santé et des affaires sociales de l’Assemblée populaire nationale (APN). Bouabdellah Ghlamallah a ajouté que son instance va donner son avis sur le sujet dès qu’elle prendra connaissance officiellement du texte de loi et cela après la consultation des spécialistes dont des savants de la religion. Il rappelle que son conseil se limitera à sa mission qui est consultative et qui ne peut s’opposer à une loi. Selon l’article 81 du projet de loi, une femme peut recourir à une interruption de grossesse «lorsque les affections dépistées par le diagnostic prénatal attestent avec certitude, que l’embryon ou le fœtus est atteint d’une maladie, ou d’une malformation grave ne permettant pas son développement viable ». Dans ce cas précis, « le ou les médecins spécialistes concernés, en accord avec les médecins traitants, doivent en informer le couple et entreprendre avec son consentement toutes les mesures médicales thérapeutiques dictées par la circonstance». Dans une déclaration à l'APS, le ministre a estimé impératif la révision du cadre juridique du secteur de la Santé car la loi de 1985 a montré "ses limites et n'est plus adaptée aux mutations que connaissent le secteur et la société, d'où l'urgence d'une actualisation de cette loi et sa présentation, dans les meilleurs délais, devant les deux chambres du Parlement. Il s'agit, à titre d'exemple, "de revoir, dans le cadre du nouveau projet, la gestion des établissements hospitaliers en leur donnant davantage d'autonomie pour une prise en charge optimale du malade et d'examiner et faciliter le système de contractualisation entre les hôpitaux et la sécurité sociale", a expliqué le ministre. Le nouveau texte souligne en outre l'importance de l'élargissement de la greffe d'organes à partir de donneurs décédés et de la prérogative d'organisation de l’éthique médicale au mieux des intérêts de la société et des changements qu'elle connait.

Rachid M.
Mardi 7 Novembre 2017 - 17:05
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