REFLEXION

PRODUCTION PHARMACEUTIQUE : Une unité de 100.000 unités/an à l’horizon

Vers l’autosuffisance en médicament et l’exportation du surplus

Grâce à sa politique publique favorable et à une production évoluant à la hausse depuis plusieurs années, l’Algérie tend à devenir un grand pays exportateur de produits pharmaceutiques et à se rapprocher de cet objectif. L’ouverture prévue prochainement de la plus grande usine régionale de Sanofi constitue un pas de plus dans cette direction et lui ouvre également la voie pour exporter le surplus vers l’étranger.



Les travaux de l’usine de Sidi Abdallah, qui occupe un terrain de 6,6 hectares dans la région de Zeralda au nord-ouest du pays, affichent actuellement un taux d’avancement de 90% et cette dernière devrait, selon des sources officielles, être entièrement opérationnelle d’ici la fin de l’année. Une fois terminée, l’usine, qui a nécessité un investissement de 85 millions d’euros, aura une capacité de production de 100 000 unités par an et emploiera plus de 300 personnes. Avec un investissement de 10,6 milliards de dinars, soit près de 85 millions d’euros, l’usine Sanofi de Sidi Abdallah dans la daïra de Zeralda à l’ouest d’Alger enregistre un taux d’avancement des gros œuvres à 90%.

Le premier complexe pharmaceutique d’Afrique et du Moyen-Orient
 M. Haissam Chraiteh, président-directeur général de Sanofi Algérie, a expliqué que le projet industriel de Sidi Abdallah est le plus important complexe de production de médicaments de Sanofi en Afrique et au Moyen-Orient. Avec  une capacité de production et de distribution de 100 millions d’unités par an, il est prévu qu’à terme, 80% des volumes distribués par l’entreprise en Algérie seront produits localement (principalement des formes sèches et liquides). L’usine Sanofi de Sidi Abdallah entrera en production début 2018 avec la création d’environ 130 nouveaux emplois directs. L’usine est implantée sur un terrain de 6,6 hectares au sein du pôle pharmaceutique et biotechnologique de la ville nouvelle de Sidi Abdallah et sa capacité de stockage est prévue pour la distribution de 20.000 palettes, avec 6 quais d’expéditions pour 240 spécialités pharmaceutiques différentes gérées. Sanofi couronne ainsi en Algérie une présence industrielle de plus de 25 ans : la première usine ayant été lancée en 1991. Cela fait d’elle un acteur industriel de premier plan avec près de 50% des 150 produits et vaccins mis à disposition par Sanofi qui sont produits sur le territoire national.

Deux usines de production, bientôt opérationnelles
Deux usines de production, une située à Oued Smar spécialisée dans les formes sèches, et une autre à Aïn Benian spécialisée dans les formes liquides sont déjà en activité avec respectivement 190 et 90 emplois. Sanofi Algérie est ainsi la plus importante filiale de Sanofi sur le continent africain. Sanofi se distingue aussi par sa clinique mobile qui est un projet qui l’a réuni avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. La clinique mobile est une plateforme mobile médicalisée et équipée pouvant accueillir des patients hypertendus ou diabétiques dans le but du dépistage de l’hypertension artérielle, du diabète et de leurs complications vasculaires et cardiologiques. Les patients atteints par ces pathologies pourraient, selon les cas, bénéficier d’une consultation de médecine générale, d’un bilan biologique, d’une consultation spécialisée, d’ophtalmologie ou de cardiologie, selon les explications fournies par l’entreprise. Une fois diagnostiqués, les patients vont être pris en charge dans un centre de soins par des équipes pluridisciplinaires formées, composées de généralistes, spécialistes, et éducateurs de santé. Cette clinique mobile se déplace, selon les priorités fixées par le ministère de la santé, dans les différentes wilayas. L’ouverture prévue prochainement de la plus grande usine régionale de Sanofi constitue un pas de plus dans cette direction. Le site, destiné à la fabrication de formes sèches et liquides, produira environ 80% des volumes de Sanofi distribués dans le pays, ce qui en fera le plus grand centre de production du géant pharmaceutique en Afrique et au Moyen-Orient. Il s’agit de la troisième usine que le groupe ouvre en Algérie, après  celle d’Oued Smar, spécialisée dans les formes sèches, et celle d’Aïn Benian, spécialisée dans les formes liquides. Laissant entendre la possibilité d’une expansion encore plus poussée, Haissam Chraiteh, le PDG de Sanofi Algérie, a déclaré le mois dernier que le groupe souhaitait se lancer dans la production d’insuline et d'auto injecteurs d’insuline en Algérie. L’investissement de Sanofi à Sidi Abdallah s’inscrit dans le droit fil de la stratégie gouvernementale de développement du marché de la production algérienne et de la réduction des importations. Au mois de février, le laboratoire pharmaceutique algérien HUP Pharma a signé avec l’entreprise de santé saoudienne Jamjoom Pharma un accord portant sur l’ouverture d’une usine de fabrication de produits ophtalmiques. Le financement de l’usine, d’un montant de 130 millions de dollars (116 millions d’euros) – cette dernière sera construite à Constantine, à 400 km à l’est de la capitale Alger- obéira à la règle 49/51, et HUP Pharma détiendra une participation majoritaire dans le projet conformément au cadre juridique régissant l’investissement étranger. Une fois opérationnelle, l’usine devrait disposer d’une capacité de production de 250 millions de flacons de collyres par an ; elle fabriquera également une gamme de 15 produits ophtalmiques actuellement produits à l’étranger par Jamjoom et importés.

 Vers l'autosuffisance et l’exportation
 La production algérienne de produits pharmaceutiques a été multipliée par cinq au cours des cinq dernières années, tandis que les importations ont baissé de 14,5%, selon Hamou Hafed, directeur général de la pharmacie et des équipements de santé au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. Actuellement, l’Algérie est capable de produire sur son territoire 60% des médicaments dont elle a besoin, s’approchant ainsi de l’objectif de 70% d’autosuffisance fixé par le gouvernement et créant de bonnes conditions pour développer les exportations. Selon H.Hafed, on enregistrait fin 2015 quelque 246 projets portés par des entités publiques et privées dans le secteur pharmaceutique, dont 183 dédiés à la production de médicaments. Cette hausse des activités s’inscrit dans un contexte plus vaste de développement du secteur et la production nationale de médicaments satisfait désormais 60% de la demande algérienne, contre 45% en 2015. Si la valeur des importations a augmenté, passant de 1,87 milliard de dollars (1,67 milliard d’euros) en 2015 à 2 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) l’an dernier, le volume de celles-ci a chuté de 12,3% - conséquence de la croissance de la production locale et de la dépréciation de la monnaie nationale.

 

Ismain
Samedi 8 Juillet 2017 - 19:31
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ACTUALITÉ
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