REFLEXION

PRIX DU MOUTON DE L’AID EL ADHA : Les raisons d’une flambée sans nom



Aujourd’hui, s’offrir  un mouton pour célébrer  l’Aïd El Adha  tend à devenir à son tour  un énorme poids  face  à la cherté de l’animal, dont le prix frôle déjà l’inimaginable….  Débourser   de 30.000 à 60.000 dinars pour quelques kilogrammes de viande, est devenu  un lourd fardeau pour beaucoup de ménages, dont certains s’endettent lourdement pour se payer  ce ‘’ sacrifice’’ nécessitant tant de sacrifices, et tant d’autres ont fini par perdre le gout depuis tant d’années ! Aux marchés des bestiaux et  aux points de vente établis à travers le territoire de la wilaya de Mostaganem, les prix varient, selon la taille du mouton, allant de  30 .000 à 60. 000 dinars, alors que le bélier, le préféré des Algériens pour le sacrifice de l’Aïd, est cédé à pas moins de  75. 000 dinars et plus. Une fortune à dépenser. Malheureusement, cette folle spéculation sur le prix du mouton reste un sujet d’actualité, et les commentaires vont bon train sur  les raisons de la hausse des prix des ovins et, tout particulièrement, le mouton de l’Aïd dont le peuple algérien, à l’instar des pays musulmans, s’apprête à fêter le sacrifice le 21 du mois prochain.  Un éleveur basé avec  ses moutons à El Haciane, a déclaré que  “les mécanismes de régulation au niveau des marchés aux bestiaux sont inexistants”, étayant cela par le fait que le malheur des consommateurs de viande rouge est présent en toute saison.  Il a ajouté également  que  les  prix varient également  selon  la pluviométrie, en  affirmant : “Quand le ciel est généreux et que l’herbe est abondante, l’éleveur n’est pas inquiet au plan de l’aliment grâce à une grande disponibilité. Il préfère garder ses troupeaux chez lui  et faire de la spéculation, ce qui fait grimper les prix. Lorsque la sécheresse est de la partie, l’éleveur fait répercuter les dépenses élevées dues à l’achat des aliments. Dans les deux cas, c’est toujours  le consommateur qui en paie les frais  et  demeure l’unique perdant.”.  Ainsi les prix demeurent liés à ces deux facteurs, ils  varient, selon la taille du mouton, et restent  à l’occasion de la prochaine fête religieuse  entre  30 et 60. 000 dinars, alors que le bélier, le préféré des Algériens pour le sacrifice de l’Aïd, est cédé à 75.000 dinars et plus. Des prix qui ne sont plus à la portée des bourses modestes. La viande rouge, elle, reste également inabordable : 1 200 dinars /kg au consommateur et 1 000 dinars au marché de gros au pays du mouton ! Alors qui est derrière ces prix prohibitifs ? Les éleveurs ? Les maquignons ? Ou encore cette main étrangère qui manipule toujours ? Un autre problème expliquant cette hausse est lié au mouvement de contrebande au niveau des frontières. Les villes frontalières de Tébessa, telles que Chréa et Bir El-Ater, constituent une véritable saignée pour le cheptel algérien, selon les échos de la presse.  Selon des enquêtes, le mouton algérien, et tout particulièrement les races de Djelfa, de Biskra et d’El-Bayadh, est un label et une marque d’origine contrôlée, mais qui part en Tunisie pour prendre ensuite d’autres destinations où il subit des expériences pour l’amélioration de la race. Telles semblent  les raisons de la forte spéculation du prix de mouton, dont  certains Algériens  ont fini de perdre le gout depuis déjà des années.   

 

L.Ammar
Lundi 13 Août 2018 - 21:04
Lu 922 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 17-01-2019.pdf
3.37 Mo - 16/01/2019





Actualites et journaux Afrique





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+