REFLEXION

POINT DE VUE : Le droit s’arrache, ne se donne pas



Depuis la nuit des temps, l’homme se bat pour recouvrir plus de droits légaux et même illégaux à l’occasion.  C’est un perpétuel combat et cela jusqu’au jugement dernier.  Concernant  la défense des droits  de l’homme, même ses plus fervents défenseurs qui prétendent donner des leçons  en matière de droits l’enfreignent d’une façon outrageante car dans leur déclaration de 1789 ainsi que dans leurs ouvrages, ils se vantent de dire que la règle de droit  est  générale, abstraite et impersonnelle  et que tous les hommes sont égaux devant la loi mais il n’en ait rien de  tout cela. L’exemple type est la France qui colonisa plusieurs pays entre autre l’Algérie qui dura 132 ans pour nous spolier et nous vider de notre culture car elle avait un but économique et surtout idéologique. Notre droit à l’indépendance de notre pays à travers laquelle, nous avons recouvert nos droits fut arraché par le feu et le sang et non servi sur un plateau en argent. Le seul problème qui se pose pour nous les algériens, c’est que juste après avoir été libres, nous n’avons demandé que plus  de droits, quand au devoir, on n’a rien donné à notre pays. Alors que dans la logique des choses, il faudrait qu’il existe un système de frein et de contrepoids à savoir que l’Etat a des droits et des devoirs envers le citoyen et vis versa et donc le gouverné a lui aussi des droits et des devoirs envers l’Etat. C’est tout le problème qui se pose pour nous de savoir que comme l’Etat, le citoyen est lui aussi assujetti à des devoirs envers ce dernier. Quant aux pays du Tiers Monde, cette notion de droit est très confuse bien que toute une batterie  de lois est mise en place.  Certes, nous avons des lois, mais le problème réside dans le fait que la loi produite par les hautes instances de l’Etat est atrophiée dans son fond  ainsi que dans sa forme au fur et à mesure  qu’elle arrive au niveau de la hiérarchie tant verticale qu’horizontale et donc quand elle atterrit au niveau  de la base qui doit appliquer cette loi, cette dernière est  vidée de tout  son  sens  et par la force des choses elle devient caduque et donc difficilement  applicable et là, le  pauvre  citoyen  est  lésé dans son droit d’où la manifestation et la contestation qui créent  le malaise social qui peut provoquer  de graves dérapages. Mais lorsqu’un  responsable craint Dieu, il ne craint pas les hommes, par contre celui qui ne craint pas Dieu craint les hommes et tout le problème réside là. L’Algérie est le seul pays dans le monde arabe et le Tiers- Monde qui essaie de  défendre dans la mesure du possible le droit du citoyen bien que certaines carences existent toujours car on se base sur le droit positif.

Benyahia El Houcine
Vendredi 13 Janvier 2017 - 20:05
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MOSTAGANEM
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