REFLEXION

PLUS DE 130 PIQURES ENREGISTREES EN DEUX MOIS : Le moustique tigre réapparaît à Oran



Espèce particulièrement agressive envers l'homme et potentiellement vectrice de maladies, le moustique tigre réapparaît dans notre quotidien. Plus de 130 piqures du moustique tigre ont été enregistrées ces deux derniers mois fort heureusement sans gravité selon la direction de la santé et de la population de la wilaya d'Oran. Ces piqures recensées au niveau des policliniques  ont nécessité un traitement local. Pour limiter au maximum les risques d'infection et les nuisances occasionnées par "l'aedes albopictus" de son nom savant, il est devenu essentiel de lutter contre sa reproduction. Selon l'étude fouillée de l'ARS, "le moustique vit dans un rayon de 150 mètres de votre domicile. Il a une durée de vie moyenne d'un mois et les femelles peuvent pondre jusqu'à 200 œufs tous les 12 jours. "Gare à l'eau stagnante.’’ C’est dans le moindre contenant d'eau stagnante que l'insecte se reproduit. "La femelle pond dans de très petites quantités d'eau principalement : l'équivalent d'un bouchon renversé lui suffit ! Comment lutter ? En supprimant ou vidant tous les endroits et objets pouvant retenir de l'eau de pluie. Songez ainsi à éliminer les endroits où l'eau peut stagner à l'intérieur comme à l'extérieur : coupelles de pots de fleurs, bâches, pneus usagés, encombrants, jeux d'enfants... Il est aussi fortement conseillé de couvrir les réservoirs d'eau avec un voile ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d'usage. Le moustique tigre n'est pas en lui-même porteur du virus de la dengue, du chikungunya ou du zika. Mais il en est un vecteur potentiel. Les opérations de démoustication peuvent se révéler sans effet puisqu'elles tueraient les moustiques volant à l'instant. De nouveaux moustiques naîtront des larves à l'abri dans leurs réserves d'eaux stagnantes. Le problème ne peut donc se régler qu'à la source en supprimant ou vidant les lieux de ponte de façon régulière. Le rôle des collectivités. Tout comme l'ARS, les collectivités ont un rôle à jouer à travers des opérations d'information et de sensibilisation pour promouvoir la vigilance citoyenne. Elles peuvent mettre en place un programme de contrôle et de lutte contre la prolifération des moustiques dans les lieux qui relèvent du domaine public afin de veiller à ce que les mesures de prévention soient appliquées localement. Prêt pour la chasse ?                                   

Medjadji H.
Vendredi 3 Juillet 2020 - 16:44
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Oran
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Oran






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