REFLEXION

PLATEAU LA MARINE (MOSTAGANEM) : Le transport urbain se fait toujours attendre

Le « plateau la marine », vieux quartier de Mostaganem, rebaptisé « Hasla Hocine », est curieusement dépourvu de transports officiels et ce, depuis aussi loin que remonte la mémoire. Heureusement, ce sont les « Taxis de transport en fraude », ultime espoir des résidents, qui assurent la prestation mais, des questionnements taraudent encore leur esprit.



En effet, cette partie de la ville de Mostaganem est géographiquement formée par un plateau en forte déclinaison jusqu’au port de transport maritime et cette particularité est un handicap pour elle, parait-il. Par ailleurs, et c’est le moins que l’on puisse dire, ce quartier « Hasla Hocine » héberge une bonne partie de la population mostaganemoise ainsi que des infrastructures et  administrations qui ont leur importance dans la vie de la Cité. Pour s’y rendre, il faut aller, juste un peu plus bas que la Banque Centrale et la Mosquée « Badr », là où sont stationnés des « taxieurs clandestins », comme on dit dans le jargon populaire .Ils font leur va et vient jusqu’aux alentours du port pour un prix de place aligné sur le tarif officiel soit 25,00 Da ; aussi, même la « course ordinaire » est prise en charge par cette catégorie de transport, véritable bouée de sauvetage, pour les gens du coin. Il est vrai que la pente abrupte est quelque peu saisissante et que son détour est tortueux, pourtant, les citoyens que nous avons côtoyés pour la circonstance disent : « éprouver une certaine amertume de se sentir marginalisés par les autorités locales au point de se sentir des citoyens de seconde zone ». On aurait vite compris, chez eux que l’argumentaire consistant à dire que « le plateau la marine  n’est pas adapté aux transports mécaniques au vu de son relief géographique fortement décliné  n’est pas raisonnable, ni recevable ». La preuve, pour les riverains, nous dit un riverain de hasard, « c’est que les voies d’accès sont praticables, qu’il pleuve ou qu’il vente, par les dits «  taxieurs clandestins » ainsi que  les transporteurs privés alors, où est le problème, s’interroge ce monsieur d’un certain âge, à l’endroit des divers  responsables de la commune, en charge de cet état de fait particulier ? » Il reste que cette situation qui semble n’émouvoir personne, et encore moins les élus, n’a jamais été prise en compte pas les plans de circulation qui se sont succédé. Le monsieur en question  finit par  lâcher : « face aux urgences et autres impondérables  de la vie, notre  quotidien  est amer. Nous espérons au moins, conclut notre anonyme interlocuteur, qu’un de ces responsables de la wilaya veuille bien se déplacer sur notre ligne  et constater que la solution se résume à la volonté d’une prise de décision et pour preuve, les taxieurs informels, sont là mais jusqu’à quand…… ? »

Younès Zahachi
Mardi 3 Septembre 2019 - 17:50
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MOSTAGANEM
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