REFLEXION

Ouyahia mobilise-t-il pour sa candidature ?



Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND a affirmé qu’aucune pression n’est exercée sur le Président pour qu’il brigue un 5ème mandat et il a raison car le président Bouteflika n’est pas du genre à subir des pressions, mais, selon une source, les pressions sont sur le pouvoir et non sur le Président. Ouyahia,  que certains, notamment au FLN doutent de sa fidélité au Président, préparerait le terrain à sa propre candidature au cas où le Président renoncerait à un nouveau mandat à la tête de l’Etat. Il s’agit-là d’un positionnement politique et une tentative de rassembler les différentes forces politiques pour la continuité. Mais qui peut incarner la continuité à part le président Bouteflika ? Ould Abbes avait affirmé, en avril dernier à  Al Magharibya, que son parti, le FLN, n'a pas appelé à un cinquième mandat, mais à la continuité! D’ici on comprend que Ould Abbes se base  aussi sur  l’hypothèse que le Président ne répond pas favorablement à l’appel. Alors que faire de cette alliance présidentielle et qui soutenir ? C’est dans l’intérêt du pouvoir de maintenir cette alliance et de la protéger de la dislocation et c’est à lui aussi (pouvoir) de sélectionner le candidat pour la magistrature suprême. Ouyahia connait tout ce manège et il se préparait dans le secret, selon toujours notre source. Cependant, tout le plan de Ouyahia risque de tomber à l’eau, si le Président décidait à désigner son successeur, car ce dernier sait à qui léguer les affaires de l’Etat ; à une personne digne de confiance et qui ne change pas d’allégeance suivant la direction du vent. C’est la sureté de l’Etat qui en dépend !   Rappelons que le 30 mars 2011, Ouyahia, dont on ne sait s’il s’est exprimé en qualité de Premier Ministre ou de chef du parti, a sans doute estimé que le moment était manifestement venu de « faire la différence entre les haricots et les lentilles», et n’a pas fait mystère de ce secret de polichinelle qu’est son ambition à devenir le locataire d’El Mouradia. C’est pourquoi, il avait choisi de botter en touche à la question portant sur ses intentions vis-à-vis de la présidentielle. Cette réponse est, à l’évidence, loin d’être spontanée. Elle édifie sur son assurance que cette voie a été effectivement choisie pour lui. L’ancien président français, Valery Giscard d’Estaing, avait fait valoir que son accession à la présidence, en 1974, était «la rencontre d’un homme avec son destin». Ouyahia, dont la logique spécieuse fait partie du folklore, considère bizarrement que cette affirmation « venue d’un chrétien », prend « plus de sens lorsqu’elle est le fait d’un musulman». Le Premier ministre, pour qui la Présidentielle est la “rencontre d’un homme avec son destin”, ne veut probablement pas griller toutes ses cartes, à moins de 9 mois de la présidentielle. Surtout qu’il a dû décrypter, à sa juste valeur, le message du maintien, en nombre réduit, de certains de ses ministres au gouvernement. Le retour en force du RND, lors des dernières élections, a été perçu comme un signe avant-coureur qui ne trompe pas. Mais selon notre source, le pouvoir négocie en ce moment un arrangement qui donnera naissance à un scénario bien huilé.

Charef S.
Mardi 7 Août 2018 - 20:27
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