REFLEXION

Où sont passés les plans anti-feux ?!



Il fait chaud. Mais est-ce que la température est la cause de ce peu de forêts dont on dispose et qui part en fumée ?  Est-ce que ce massacre contre la nature aurait-eu lieu s’il n’y avait pas âme rodant dans ces espaces ? La réponse est bien sûre claire et nette. Les différents intervenants dans l’extinction des feux s’accordent à mettre en index la responsabilité de l’homme dans ce désastre : Le facteur humain est responsable de 90% des feux de forêt déclarés. Et par euphémisme, la protection civile et la Conservation des forêts qui savent de quoi parler, s’expriment souvent dans leurs rapports et leurs facebooks en usant de la formule ‘’d’ennemis de la nature’’, mettant en exergue des chiffres qui donnent froid au dos lorsqu’il est mentionné que 80 à 90% de ces incendies sont volontaires alors que 10% sont accidentels. Il y a d’ailleurs un constat frappant mettant la réalité de la main criminelle en exergue : Pourquoi que les incendies se déclenchent seulement dans des endroits rapprochés ? Et ce ne sont pas les exemples qui manquent. Ce qui fait aujourd’hui une certaine levée de consciences qui sensibilisent contre l’incivisme.  Une sensibilisation qui est certes intéressante dans le but de produire des citoyens plus responsables et plus éduqués dans l’avenir. Seulement, en attendant, la forêt n’est pas l’affaire unique des citoyens, ni des forestiers seulement. L’accomplissement des travaux hors secteur a son importance dans la prévention des feux de forêt. Cependant à voir, ces comités intersectoriels se réunir à chaque début d’été, le citoyen a également le droit de  savoir de quoi accouchent ces fameuses réunions des walis convoquant la protection civile, la gendarmerie, le maire, le directeur des mines, etc., dans le cadre de préparer le programme de la prévention et la protection de la forêt. Car le jour j d’un feu, force est de constater que la grande défaillance de toutes ces instances est souvent décriée, entre les lignes, dans les rapports de la protection.  D’où la phrase d’un ancien garde forestier à placer sur cette colonne en réponses à ces réunions de pacotille : « En cas de feu, nous ne pouvons même pas compter sur les APC pour nous procurer de l’eau » ! Pourtant, la réglementation en vigueur prévoit l’installation, au début de chaque saison estivale, de deux comités. Le comité de la protection de la forêt, présidé par le wali et le comité opérationnel, présidé par le secrétaire général de la wilaya, dont la mission est d’étudier et d’approuver le plan anti-feux et de définir les moyens d’intervention. Or, à décortiquer les conditions de l’extinction du dernier feu criminel dans la wilaya de Mostaganem ayant eu lieu la semaine écoulée sur la RN 11 du côté de La Stidia, les sapeurs-pompiers n’ont pas trouvé des pistes praticables pour mener à bon escient leur mission, pour ne pas parler d’un point d’eau, ou dresser un tableau sur toute la cacophonie des plans de prévention qui n’ont de planification que sur papier, faut-il l’avouer. Tout comme ces plaintes déposées contre X auprès du procureur de la République par la protection civile mais dont les dossiers finissent par être classés faute de véritables enquêtes.

Ilies Benabdeslam
Vendredi 7 Juillet 2017 - 19:24
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Edito
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