REFLEXION

Oran : Les chauffeurs de taxi autorisés à arnaquer

Dans le monde entier, quand on veut avoir une idée sur la situation d’un pays donné, deux structures peuvent mettre en relief le mode de fonctionnement, aéroport, le port et le taxi.



Or à voir comment le commun des usagers de ce moyen de transport est pris en charge, l’on finira pour ne jamais comprendre toute l’ingratitude que lui réservent et le chauffeur de taxi et les institutions chargées de garantir ses droits élémentaires. Ce qui encore plus incompréhensible et de désolant quand on se rappelle tout le tapage médiatique qui a été accordé par l’ENTV afin d’argumenter les dernières augmentions. Deux revalorisations de coût de la course en moins d’un trimestre. Ainsi ce petit luxe de se trouver à l’arrière d’une fiat 131 ou d’une petite Daewoo, épaulé par deux autres usagers ramassés par un chauffeur de taxi qui choisit les trajectoires de son propre chef et à sa guise, demeure aujourd’hui, nostalgique à plus d’un titre. Car jamais une sans deux, les nouveaux prix pratiqués au mois de juillet de l’année courante, suite à l’augmentation accordée officiellement par le ministère du transport se sont avérés plus bon. Fallait encore une deuxième augmentation de 50 % du coût de la prise en charge pratiquée des lors par les concernés non sans un grand plaisir. Un acquis qui, à leurs yeux, était somme toute légitime dors que dans la foulée des commentaires infinissables des usagers à l’épreuve de s’acquitter, la couleur de l’arnaque était déjà annoncée en rendant une monnaie pratiquement dépourvue du petit appoint, aujourd’hui les chiffres s’arrondissent et il n’est plus question de tarification en deçà de 30 DA, même si ces trajets d’un kilomètre seulement revenaient tout juste à 15 DA le cas à titre d’exemple du petit tronçon de la rue de Mostaganem entre la cité Perret et la place karguentah qui coûte en taxi la valeur de 35 DA au lieu de 17 DA selon l’ancien tarif. Or plus le kilométrage est important, plus que le chiffre mentionne le compteur est gros, il faut ainsi débourser au moins une pièce de 50DA rien que pour une course d’un équivalent de marche de 20 minutes. Quand aux destinations longues entre lointains arrondissements de la ville, le compteur fait de factieuses surprises dans la mesure où une liaison entre Oran est et Ouest coûte pas moins d’un salaire d’une journée d’un smicard. Alors que l’accueil réservé généralement aux usagers laisse énormément à désirer. Sous cet angle précis, il serait d’abord utile de spécifier, si les taxis d’Oran-ville sont de vulgaires « jamaâis » (collectifs) ou des taxis avec tout ce qu’entend le mot sous ceux qui se respectent. Car la différence entre les deux ce grand jour qu’est advenu Oran, il n’en existe plus rien, l’arnaque continue au vu et au su de tout un chacun, mais sans aucune autorité ne daigne mettre fin à la gabegie caractérisant la corporation, profitant de l’absence de tout contrôle à faire fi des lois régissant le métier de chauffeur de taxi. Du moins quand un taxi individuel, comme l’est-il mentionné sur le tarif des prix affichés au tableau de bord, comme le veut la loi, devient par la grâce de ces mêmes garants de cette loi, un taxi collectif d’un autre genre on comprend mieux son état. Procédure somme toute normale dans pays comme l’Algérie.

N. Bentifour
Samedi 26 Septembre 2009 - 08:00
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