REFLEXION

Octobre 88, espoir et désillusion



L’événement est resté enveloppé de mystères, et l’espoir des populations s’est évaporé avec la désillusion en toile de fond et par le surdosage démagogique des politiques depuis, sans que le peuple ne puisse récolter les fruits d’un tel sacrifice. Les libertés tant convoitées, s’effacèrent pour faire place à la décennie noire qui a fait son œuvre détruisant sur son passage l’idéal même pour ce à quoi les hommes se sont battus. On ne peut dire qu’après le 5 octobre, que l’avenir allait s’éclaircir, mais c’est la grisaille qui entourera une démocratie essoufflée et fragilisée, et qui reste encore exposée à tous les maux. Octobre 88, a forcé le FLN à mettre un genou à terre, pour se demander s’il a tiré les leçons de cet évènement. Seule chose positive, c’est que ces événements ont déclenché le processus de démocratisation en Algérie, et c’est ce qui a permis à des partis politiques activant auparavant dans la clandestinité d’émerger sans pour autant, qu’il en soit sorti quelque chose de bon du fait de l’inertie de cette opposition moribonde, qui marchande encore son intérêt et un simple regard autour de nous nous permet de conforter cette thèse. Le 5 octobre, aurait été le revers de la médaille, pour le peuple du fait de la tragédie vécue et de la démocratie controversée, utilisée comme monnaie d’échange pour des partis en mal de popularité. Tout le monde s’est aperçu de la supercherie qui a servi notamment les islamistes, qui après avoir été les instigateurs des crimes perpétrés contre les populations, veulent revenir sur la scène politique. Fini le temps ou le FLN incarnait la volonté populaire pour établir un équilibre au sein de la société. Malheureusement, cette volonté, née de ces événements, a donné naissance à la tragédie nationale, quelques années seulement après le 5 octobre 1988. Le peuple a compris que, peut-être, si la mutation avait été organisée de manière plus délicate, il n’y aurait pas eu de terrorisme en Algérie et on aurait évité autant d’années de braise et de retard sur tous les plans. Aujourd’hui et malgré que 23 ans se sont écoulés, le traumatisme de la société est d’autant plus profond que les stigmates ont marqué la population et cette date s’est imposée dans les esprits de chaque algérien, même si cela à été un moment d’extériorisation, ou plus exactement, un moment de contestation sociale née d’une situation de crise générale latente rejetée par une jeunesse qui avait soif de justice et de liberté.. Octobre, au même titre que d’autres événements marquants de notre histoire, relégués sciemment dans l’oubli, témoigne de la phobie que nous avons cultivée à l’égard de notre mémoire collective.

Réflexion
Mardi 4 Octobre 2011 - 23:27
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Edito
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