REFLEXION

ORAN : Non-respect du programme de garde des pharmacies de nuit

Le programme de garde des officines à Oran n’est pas scrupuleusement respecté. Ainsi, tomber malade est synonyme d’un véritable parcours du combattant. Un parcours qui commence, bien évidemment, par les soins dans les différentes structures de santé, et se termine par une recherche, pas du tout évidente, des médicaments que nos médecins prescrivent.



Et si le malade arrive à se faire soigner, souvent dans la douleur, son calvaire est loin d’être terminé ; puisqu’il est appelé à acheter des médicaments. Une opération qui se termine souvent par des « illusions ».Un mot qui reflète, on ne peut mieux, « l’état d’âme » d’un malade. Pour rappel, la liste des médicaments introuvables sur le marché ne cesse, en effet, chaque jour de s’étendre, au grand dam des patients.’’ 280 médicaments, voire plus, sont inexistants sur le marché national’’, a affirmé récemment un spécialiste. Et le problème ne s’arrête pas là puisqu’il est sérieusement posé si quelqu’un tombe malade la nuit. Ce qui est très fréquent. Dénicher une pharmacie assurant la permanence toute la nuit est loin d’être facile, notamment pour les malades qui habitent les quartiers périphériques ou les autres communes de la wilaya. Sur ce problème, les habitants des communes de  Mers El Hadjadj , Béthioua, El Kerma ,Hassi Bounif et Boufatis et Gdyel entre autres, peuvent en témoigner. De minuit jusqu’à deux heures du matin, un père de famille a désespérément cherché, durant la nuit de jeudi à vendredi dernier, les médicaments prescrits pour son fils malade. Vainement, aussi, ce dernier a tenté de chercher ailleurs, même au niveau du centre-ville d'Oran. Une seule pharmacie de garde à El Hamri. Une situation tout à fait paradoxale, puisque, généralement, une permanence est toujours assurée  au centre-ville, où les conditions de travail sont, en termes de sécurité des lieux, nettement mieux. C’est d’ailleurs le problème soulevé par certaines officines qui refusent de travailler la nuit, si les « conditions sécuritaires » ne sont pas prises en charge. Le travail dans certains quartiers « chauds » de la ville relève d’une « cascade », dans tous les sens du terme. Il est clair qu’avec la recrudescence du phénomène de la drogue, les agressions contre  certaines pharmacies ont sensiblement pris de l’altitude. Bref, la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, avec d’autres secteurs, bien évidemment, est appelée à se pencher sérieusement sur ce problème.

Medjadji. H
Lundi 7 Septembre 2020 - 17:08
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Oran
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