REFLEXION

ORAN : Les offres d'emploi se font rares à Arzew et Bethioua

Rien ne va plus dans le monde du travail à Arzew et Bethioua. Le chômage a atteint une proportion alarmante dans ces deux daïras du pôle industriel d'Arzew et de Bethioua qui se targue de disposer des deux plus grandes plateformes industrielles du pays, notamment les zones industrielles et pétrochimiques, d’Arzew et de Bethioua.



En effet, au niveau de l'agence de l'Anem  du chef-lieu de daïra de Bethioua, des jeunes chômeurs universitaires nous ont informé que les services de cette agence ont  délivré dernièrement plus de 20 bulletins à des universitaires pour le même poste de travail dans les complexes pétrochimiques et autres entreprises étrangères qui sont implantés dans ces zones industrielles. Les jeunes chômeurs universitaires ont observé plusieurs Sit-in devant le siège de la daïra de Bethioua et aussi devant le Poste  P1 d'Arzew pour revendiquer des postes de travail.  La société Sotraz filiale de l'entreprise Sonatrach a été elle aussi secouée ces derniers jours par des licenciements des chauffeurs de bus qui ont observé des grèves pour des problèmes de prime, ils ont été remerciés par la DG .Avec ces licenciements de tout bord ,que soit, les permanents, le pré- emploi, les DAIP, l’emploi temporaire, et même les contractuels, tout le monde vit désormais dans la précarité la plus absolue. Son mystère ajoute aux énigmes des fins de contrats, une réalité sociale que les réactions de protestations ne furent en définitive que des coups d’épée dans l’eau. Les emplois temporaires et le nombre incalculable des contractuels qui, sur le sentier de la béatitude, embrassèrent la vie professionnelle ne connaitront pas, non plus, le ravissement d’un emploi stable tant espéré. Avec eux plus de 200 ouvriers et fonctionnaires furent mis à la porte à cause de la fermeture de l'usine des tubes de Haddad de la zone industrielle de Bethioua en 2019, sur décision de justice, et fort heureusement l'usine  Turck du fer Tosyali a absorbé soit peu le chômage avec un recrutement juteux de personnes pour quelque 3000 postes d'emplois directs . Au niveau d’Arzew, le recrutement dans l'EPA (entreprise portuaire d’Arzew) est  bloqué pour les uns, mais ouvert et  payant pour d'autres. La société Égyptienne des engrais Orascom  a été de tout  temps en difficulté avec le personnel surtout les nationaux, où plusieurs dizaines de travailleurs ont été licenciés pour divers problèmes sociaux, et autant par des sociétés chinoise, égyptienne, turque, italienne etc… Ces sociétés étrangères, ou pour la plupart de ce qui en reste, recrutent peu la main d’œuvre locale en ces temps de crise sanitaire. Loin d’être une promenade de santé, l’opération d’inscription dans le dispositif de l’aide à l’insertion professionnelle tant sur le plan administratif que celui de l’économie aussi bien pour les universitaires que les stagiaires des établissements de formation, n’a pas été à la hauteur des espoirs, à cause notamment du non-respect par les sociétés étrangères de certains accords de principe selon un spécialiste. Aujourd’hui, la chute des indicateurs suivis par L’ANEM reflète un ralentissement de la dynamique du marché du travail au niveau de la wilaya d'Oran qui, en d’autres temps voit son tableau de bord dépassait la moyenne.

Medjadji Habib
Samedi 21 Novembre 2020 - 15:51
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