REFLEXION

ORAN : Les exclus des listes de logements sociaux protestent

De nombreux rassemblements ont eu lieu aux quartiers de la ville d'Oran notamment à Hai Derb, Medioni et El Hamri, où une vingtaine de jeunes et pères de familles se sont manifestés devant le wali d'Oran pour réclamer leur relogement du fait qu'ils sont menacés en permanence d'effondrement, sachant bien qu'ils occupent avec leurs enfants en bas âge de vieilles bâtisses menaçant ruine.



En effet, d'autres ont même été jusqu'à bloquer les routes et les intersections du tramway à l'entrée de la place du 1er Novembre Ex place d’arme. La raison de ce mouvement de colère ? Les attributions arbitraires aux personnes aisées financièrement et possédant des habitations de fortunes sont en possession des attestations de pré affectations à l'image d'une fausse journaliste résidente dans une villa à Victor Hugo et qui vient de bénéficier d'un logement social émanant des membres de la commission d'attribution des logements sociaux, alors que ces vingtaines de familles qui occupent ces habitations précaires sont à l'attente d'un relogement qui tarde à venir depuis une décennie. Selon plusieurs témoins sur le lieu, de nombreuses personnes en colère ayant déposé leurs dossiers de demandes de logements depuis bien avant 1996 se sont vus non retenues sur les listes des heureux bénéficiaires. Ces mêmes demandeurs se sont sentis lésés voire défavorisés par les services de l'administration. De nombreuses personnes très remontées ont indiqués au quotidien Réflexion leur indignation en s'exprimant à haute voix : "Nous sommes exténués, fatigués, désemparés de cette longue attente qui finalement n'a point abouti et nous nous retrouvons au même point de départ", témoigne l'un d'eux. "Notre situation est très critique, on a des enfants à charge, des loyers élevés et nous vivons dans des conditions très difficiles", se plaint un autre. Selon un autre témoignage, des centaines de demandeurs lésés dans leur droit au logement, voulant attirer l'attention des responsables ont pointé du doigt des noms de personnes en possession d’attestations de pré-affectations afin de dénoncer le ou les dépassements qui ont été commis par la ou les commissions de la daïra. Ils les accusent d'avoir favorisé certains et défavorisé d'autres. Cités comme exemples, un jeune homme, né en 1994, plusieurs jeunes filles âgées entre 20 et 30 ans, et même de faux journalistes pour ne pas citer de noms, célibataires, certaines divorcées et d'autres noms de personnes qui y figurent avec un nombre de points inférieurs à ce qu’exige la réglementation, a-t-on appris auprès d'un bon nombre de témoins sur le lieu. Les protestataires sollicitent l'intervention immédiate des responsables concernés, notamment le wali  d'Oran afin de trouver une solution adéquate à leur situation.

Medjadji H.
Mercredi 11 Juillet 2018 - 21:43
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Oran
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