REFLEXION

ORAN : Le marché noir des devises étrangères en voie de disparition



L’économie nationale continue de stagner depuis la propagation vertigineuse du Coronavirus suivant un rythme épidémique sans précédent. Il est évident que tous les secteurs sont malades. Le marché noir des devises n’a pas été épargné, fortement impactés, les cambistes s’enfoncent, du fait que les valeurs des devises étrangères ont connu un recul important ces derniers jours sur les marchés noirs des devises à cause de la pandémie du coronavirus. Cette situation a impacté considérablement les places connues pour leur activité dans l’informel, notamment le marché de Médina Djedida chez les commerçants cambistes en compagnie de ceux  la rue   Kerras Ahmed du centre ville d'Oran, tout juste mitoyen au  siège du consulat du d'Espagne et qui ont  baissé les  rideaux depuis  l'instauration du  confinement â Oran .Ainsi, les monnaies étrangères telles que l’euro et le dollar  connaissent une forte baisse par rapport à la période d’avant la pandémie. Elles ont perdu l’équivalent de 20 % de leurs valeurs en comparaison à la même période de l’année précédente. Cette période est connue par le dynamisme du marché noir avec une demande qui explose à cause de la Omra, du pèlerinage ainsi que de l’approche des vacances marquées par une forte demande sur la devise. Cette demande vient combler la dérisoire allocation touristique qui ne dépasse pas les 120 euros pour toute personne qui quitte le territoire national. Avec la disparition des raisons qui font que les devises étrangères flambent, le marché noir des devises se retrouve devant une véritable menace de disparition. En effet, malgré la résistance de ce marché qui maintient les devises à un niveau qui dépasse celui du marché officiel, les places fortes de vente des devises ne pourront continuer à fonctionner avec une demande dérisoire sur l’euro et le dollar. Le cambistes qui résistent grâce à leur solidarité et le monopole qu’ils exercent sur le marché, seront contraints de lâcher prise dans cette conjoncture économique où les échanges avec les pays étrangers sont gelés. Il faut ajouter aux dangers auxquels fait face ce marché noir qui ne répond pas à la logique de l’offre et de la demande, l’annonce par la Banque d’Algérie de l’ouverture des bureaux officiels de change. Ces derniers vont achever le monopole sur le change et pourront à moyen terme faire disparaître le marché noir des devises en Algérie.

Medjadji H.
Mercredi 15 Avril 2020 - 16:52
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Oran
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