REFLEXION

ORAN : Le charlatanisme prend de l'ampleur à Bousfer

A l'instar des autres communes du pays, le phénomène du charlatanisme n’a pas épargné la localité de Bousfer, située à environ 30 kms du chef-lieu de la wilaya d’Oran, en prenant une ampleur sans égal, depuis tant de mois. Il semblerait que la célébrité de certains charlatans qui «consolent » a dépassé les frontières de la petite bourgade. Ces derniers exercent à ‘’guichets fermés’’ avec des files d’attente qui n’en finissent jamais.



En effet, chaque matinée, des dizaines de familles vont à la recherche de ces fameuses adresses où il semblerait qu’elles auront  toutes solutions à leurs problèmes, a toutes  les explications sur leur triste ou, dans le pire des cas, tant de consolations pour se calmer. Si les habitants locaux n'ont aucun souci de déplacement pour se rendre à ces lieux, ceux qui viennent de loin sont dans l'obligation d'être véhiculés et évitent de prendre le transport commun, pour gagner du temps à la recherche de la maison ciblée de ces charlatans. «On parle d'elle partout. On nous a dit qu'elle voit juste et qu'elle est dans la mesure de vous régler autant de problèmes que vous lui exposez», nous dira un habitant du village, accompagné de sa famille. Il est facilement constatable que la célébrité de ces gens qui «consolent » a dépassé les frontières de la petite région côtière de Bousfer. Preuve en est, l'affluence massive des femmes, notamment, venues d'un peu partout. De Bouisville, d’Ain Turk, d'El Ançor, et même d’Oran, tous partagent la même ambition et sont facilement séduits par ce qui se dit sur ces gens-là. D'aucuns les vénèrent même, et placent sur eux toute la confiance qu'on ne pourrait imaginer. «J'y vais car tout simplement je me sens à l'aise à chaque visite. Pour moi, elle arrive bien à m'être utile à bien gérer mon quotidien», souligne une des clientes, habitant Ain Turk. De plus, il faut dire que même le mauvais temps ne dissuade pas les clients quand ils notent cette visite dans leur agenda bien que, parfois, la majorité d’entre eux n'arrivent que difficilement à se faire servir sans attendre une éternité. Pour des sommes qui varient entre 200 dinars et 5000 dinars, selon la demande et la recette, les gens comptent désespérément sur ces rusés qu’ils leur dessinent un meilleur avenir, mais surtout attendent avec fièvre le résultat de leur requête le plutôt possible, mais sans jamais l’obtenir.

Medjadji Habib
Samedi 13 Octobre 2018 - 18:26
Lu 499 fois
Oran
               Partager Partager

Oran