REFLEXION

ORAN : L’APC réclame la restitution du patrimoine communal

Face au transfert de tant de biens immobiliers vers d’autres secteurs, l’APC d’Oran vient d’organiser une réunion de son conseil pour débattre de la possible restitution de ces derniers qui semblent partir en fumée.



Les biens communaux  qui sont partis en fumée ont été évoqués lors de cette réunion de l'exécutif qui s'est tenue dernièrement au siège de l'APC en présence du maire, des membres et  responsables locaux de cette importante municipalité qui est  mise à nue en matière de renflouement de caisse, n'a pu se relever pour sa mauvaise gestion qui dure depuis une décennie. Quatre importants points ont été débattus durant l'ordre du jour, sachant bien  que l’APC d’Oran a perdu un patrimoine productif de grande valeur financière qui peut renflouer à souhait sa trésorerie communale, malheureusement tout est parti en l’air. S’il revient à la commune d’Oran ce qui n’est pas  possible, sera une grande bouffée d’oxygène. A signaler que pas moins de treize (13) biens, propriété communale, ont fait l'objet de transfert vers d’autres secteurs à l'image des marchés à bestiaux et de gros, fruits qui sont implantés dans la commune d’El Kerma. Le marché de gros (poissonnerie) appartient désormais à SOGEPORTS, l’hôtel de la gare est devenu le siège de l’office Hadjet, les gares routières (castors, El Hamri et yaghmoracen) transférés vers El Bahia (Privé), le stade Zabana, salle des sports Hammou Boutlélis et la piscine du jardin El Hamri sont la propriété de l’OPOW, les cinémas Maghreb et Es- Saada appartiennent sous une convention de sept années à l’ONCI, les logements se trouvant dans le périmètre de la délégation communale de Sidi Lahouari ont été démolis dans le cadre du programme RHP. Sans omettre de citer le théâtre régional d’Oran, le Musée Ahmed Zabana hay Sidi Bachir (ex-Plateaux) le siège de ERMESO ou l’ex-siège de la DHA, pour arrêter cette liste juste là, afin de noter que la plus grande commune d’Algérie a été entachée par sa mauvaise gestion qui dure depuis une décennie jusqu'à l'heure actuelle si l'on prend en considération tous ce patrimoine parti en fumée vaut son pesant d’or en cette période de vaches maigres. Pour l'heure, il est  temps de procéder à la récupération de ces biens communaux pour pouvoir renflouer les caisses de cette importante municipalité qui est dans l'incapacité de créer d'autres créneaux pour enrichir sa gestion financière qui est entachée par plusieurs irrégularités à commencer par les dettes qui se sont accumulées ces derniers temps et qui ont causé des perturbations énormes à l'image des coupures de l'électricité qui ont touchés des infrastructures immobilières, sans compter les autres prestataires des sociétés d'assurance et de la SEOR qui réclament à tout temps leurs dus en matière de règlement de leurs factures qui se chiffrent à coup  de milliards de centimes, tardent à être honorés. Dans un autre registre, il est prévu de l’ex cave de la place Hoche  en tant que marché pour le transfert provisoire des commerçants de la rue des Aurès (la Bastille), les bassins et terrains de tennis de l’association des PTT (ex-Galia) pour ne citer que ceux-là. La récupération de l'ex hôtel du château neuf qui est  dans un état de dégradation totale, ainsi que le siège de l'hôtel de ville qui a fait l'objet de travaux de réhabilitation à coup de centaines de milliards n'est pas encore réceptionné jusqu'à l'heure actuelle pour des motifs purement financiers. Une seconde enveloppe financière de 50 milliards de centimes a été dégagée par les services de la wilaya,  grâce au concours  du wali d'Oran pour procéder aux travaux de réhabilitation intérieure du siège de l'hôtel de ville qui n'a pas encore vu sa réception qui tarde à venir.

 

Medjadji Habib
Dimanche 24 Février 2019 - 17:41
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Oran
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