REFLEXION

ORAN : De grands chantiers attendent le wali

Il est bien évident que la ville d’Oran est l’un des centres urbains les plus importants du Pays en termes de densité de population. La commune d’Oran, on le sait, est d’ailleurs celle qui compte le plus grand nombre d’habitants.



Ces paramètres importants devraient en principe être pris en compte dans les décisions politiques d’investissements. Depuis 2015, la wilaya d'Oran a vu se succéder cinq walis. Un record ! Si la méthode de travail diffère de l’un à  l’autre, le bilan est pratiquement identique, décevant à bien des égards. Dans une déclaration d'un membre de l'ex-APW qui nous a indiqué que  dernière a recensé plus de 500 zones d’ombre, soit en moyenne une vingtaine de zones par commune. Ce qui est négatif pour une wilaya côtière, l’une des plus belles du pays. Elle dispose d’un port des plus performants dont le trafic de marchandises générales qui augmente sans cesse. Selon les mêmes données, en 2019, le trafic Global traité au niveau des 10 Ports,  gérés par Serport, était de l’ordre de 120 Millions de tonnes contre 119 millions de tonnes en 2018. Sur les 120 millions, 75,6 millions de tonnes de marchandises traitées ont été destinées à l’exportation, soit 63 % du trafic global traité. Au niveau du  port d’Oran +10%. Les hydrocarbures représentent plus de la moitié des marchandises traitées. Les chiffres de Serport montrent que les hydrocarbures représentent plus de la moitié des marchandises traitées au niveau des ports en 2019. Ainsi, précise-t-on de même source, les hydrocarbures, « segment principalement traité au niveau des ports d’Arzew, et de Bethioua restent une part prépondérante du trafic national global », avec 75,1 millions de tonnes (Mt) l’année écoulée soit le même niveau que 2018. Le port pétrolier d’Arzew a traité 39,7 millions de tonnes.
C’est dire que la wilaya d'Oran n’a pas été désignée pour rien comme étant le deuxième port d’importance du Pays après Alger. L’APC quand à elle, classée 2ème des plus riches de l’Algérie, avec en sus, des recettes fiscales colossales provenant de la plus importante plateforme industrielle assurant à l’économie nationale  plus de 20% de recettes en devises. Un facteur économique de taille, en effet, pour la ville et pour le pays. Nous nous arrêterons là, car les valeurs ajoutées et le surplus des bontés de mère nature sous toutes ses formes, à savoir touristique, économique, technique, social, nous prendrait beaucoup de place si ce n’est pour dire, pas moins de 344 opérations ont été inscrites, au titre de l’exercice 2018, dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) pour la wilaya d’Oran. Il s’agit d'opérations d’équipement et d’amélioration du cadre de vie des citoyens dotées d’un financement total de plus de 5 milliards DA, consacrée à l’évaluation des états de consommation des crédits alloués aux différents programmes de développement.
Les opérations de viabilisation, notamment au niveau des nouvelles cités d’habitation, de modernisation des voies et routes, de renforcement du branchement aux différents réseaux, ainsi que d’autres actions, sont parmi les opérations financées au titre du PCD 2018 au profit de la wilaya d’Oran. Le financement d’une bonne partie des ces opérations a été achevé, notant que le financement de l’autre partie est en cours d’achèvement. Huit (8) projets ont été retenus, dont le financement est en voie d’élaboration, dans le cadre des opérations notifiées comme programme d’équipement. Pendant ce temps, la population se plaint des pénuries d’eau potable, de la détérioration graduelle de son cadre de vie, de l’éclairage public, de l’état des routes alors que d’autres citoyens réclament la livraison de leurs logements renvoyée aux calendes grecques etc. Nourries à la mamelle des promesses sans lendemain, ils expriment à chaque fois leur désarroi devant le siège de la wilaya, de la daïra ou de l’APC gagnée par l’inertie.

 

Réflexion
Mardi 24 Novembre 2020 - 14:46
Lu 338 fois
Oran
               Partager Partager

Oran