REFLEXION

ORAN : Bradage du domaine maritime des Andalouses

Les membres de la coordination de la société civile de la daïra d’Ain El Turck ne cessent de dénoncer l’immobilisme des autorités locales face au squat des plages qui persiste toujours dans cette côte balnéaire.



Malgré les instructions du ministère de l'intérieur , adressées aux walis pour l’application des mesures prises  sur l’accès gratuit aux plages, à Oran , malgré toutes les réunions qui se sont succédé pour trouver une solution à ce problème épineux, avec la mobilisation des chefs de daïra et des présidents d’APC des communes côtières et  membres de la commission de sécurité, le squat des plages dure et perdure depuis ce début de préparation de la saison  estivale. Tous les estivants sont confrontés au diktat de ces individus qui mettent en péril le bon fonctionnement de la saison estivale. La dernière réunion a permis  d’évaluer l’état d’exécution des mesures prises par le wali concernant la gratuité des plages, un principe qui ne doit en aucun cas être interrompu sous aucun prétexte, a insisté le wali qui a demandé aux chefs de daïra, présidents d’APC, ainsi qu’aux responsables de la sécurité d’intervenir immédiatement sur les plages où l’instruction n’est pas appliquée. Le wali leur a demandé de corriger toutes ces erreurs constatées au début de cette saison estivale, et d’essayer de rattraper le manque constaté. Les habitants de la plage des andalouses en compagnie des membres de la coordination de la société civile de la daïra d’Ain  El Turck , aux andalouses , n’ont eu de cesser  d’alerter les autorités locales sur un espace public de plus de 300 mètres linéaires, squattés par le locataire du complexe Le New Beach qui est en train de clôturer et de délimiter cette surface de la grande plage des Andalouses, par les travaux de gros œuvre au su et au de tout le monde, pire encore, ne veut rien comprendre ni encore mieux arrêter les travaux du bornage du squat de cette meilleure plage de la corniche oranaise. Ces habitants, qui en ont ras le bol du silence et de l’impuissance de l’autorité publique, se sont adressés à notre rédaction par l'intermédiaire du coordinateur de la société civile Zaouaoui pour prendre à témoin de l’opinion publique nationale sur cet immobilisme qui ne trouverait son explication que dans une suspicion de complicité ou de crainte qu’une application des décisions d’expulsion et de destruction de ces délimitations du bornage de cette importante partie de la plage ne provoque des émeutes. «Nous avons attiré l’attention du président de l’APC sur la construction érigée sur cette plage appartenant à l’Etat qui a été squattée par ce locataire du complexe New Beach, sans aucune autorisation d’urbanisme ni permis de construire ni acte de propriété», dénoncent ces habitants irrités par les dommages causés à l’environnement par ces travaux bornage hideuses. Plus grave, durant l’été dernier, ils ‘’ont accaparé le site en imposant aux estivants des services sous forme de location de chaises et tables à des prix variant entre 3 000 et 4 000 dinars’’. Selon notre même interlocuteur, une vaste opération  va se  poursuivre  pour éradiquer ce phénomène à travers toutes les communes de la wilaya. Une action qui a été favorablement accueillie par les résidents qui ont vu les plages de la wilaya d’Oran très peu fréquentées en raison des comportements intolérables d’individus n’ayant aucune autorisation pour exploiter les espaces sur les plages. Le chef de la daïra d’Ain El Turck a souligné que toutes les plages seront concernées par cette opération, et la loi sera appliquée avec une grande rigueur. Mais la réalité sur le terrain et tout autre, les estivants étant confrontés au diktat des indus occupants qui ont squatté toutes les plages sur le littoral.

Medjadji Habib
Vendredi 1 Mars 2019 - 16:44
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Oran
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