REFLEXION

ORAN : Arzew, une ville pétrochimique sans gare routière !

Arzew, cette importante zone industrielle ne dispose pas de véritable gare routière. Ses habitants et ses visiteurs éprouvent mille et une difficultés en matière de transport.



Depuis des années, l’ancien souk el fellah a été dégagé à la sortie sud du chef-lieu pour être aménagé en station de bus. Cette structure est tout sauf une gare routière. Avec son terrain aménagé approximativement avec ses bosses et ses nids-de-poule et le désordre qu’elle connaît en plus de l’étroitesse des lieux avec des bus garés n’importe comment, elle n’offre pas les services attendus. En sus, le terrain ne répond à aucune norme. Sa superficie est très restreinte : une dizaine de mètres carrés! Donc, il ne peut contenir l'ensemble des bus et des fourgons assurant les différentes dessertes vers le chef-lieu de la wilaya et vers les  26 communes limitrophes, et toutes les villes d’Algérie. “La gare routière ne dispose que de 02  abribus en dégradation très avancée , sont squattés tous les soirs  par les délinquants et autres soulards qui ont  élus domiciles dans ces deux lieux de repos, tandis que le terrain qui l'abrite est plein de nids de poule, de flaques d’eau et des tas d’ordures éparpillés à tout bout de champ”, dira un transporteur. En effet, l’espace aménagé pour les transporteurs se transforme, à la moindre averse, en véritable marécage, alors qu'en été, les voyageurs évoluent sous des nuages de poussière. La nuit, c’est une autre histoire. Les bus n’existent pas. Le danger guette les retardataires d’autant que la route qui mène vers la zone industrielle et la zone d’activité n’est fréquentée que par des ivrognes. “La nuit, pas de bus qui rentrent dans la station. Les voyageurs sont obligés de descendre à l’entrée de la ville, au niveau de l’autoroute Est-Ouest ou la RN16 et vers la sortie du poste de contrôle P1 dira un chauffeur de bus (Arzew Bethioua ). Et de poursuivre : “On ne peut pas rentrer en ville car la station est  déserte  la nuit et elle est non sécurisée”. Pour un étudiant “les voyageurs sont abandonnés à leur sort. Pour voyager la nuit en bus, il faut se déplacer à  Hassi Mefsoukh pour rejoindre les bus devant les restaurants”. Ainsi, le chef-lieu de la  daïra  d’Arzew ville phare  d’Algérie a besoin d’une gare routière, mais de type A ce qui veut dire un plan  d’aménagement d’un  espace  pour pouvoir abriter un tel projet d’utilité publique.

Medjadji H.
Mardi 15 Mai 2018 - 17:36
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Oran
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