REFLEXION

ORAN : 03 scanners en panne au CHU



La mauvaise gestion persiste dans cet établissement hospitalier qui date de l'époque coloniale. Une virée effectuée hier matin sur les lieux, nous a permis de constater de visu les pénuries des produits médicaux,  à commencer par le service de l'Orl, où la cheffe de service, le professeur Serradj  lasse de contribuer à chaque fois pour s'approvisionner de différents produits médicaux par ses propres moyens avec des médecins de son équipe.  Ces derniers  sont bien organisés avec un acceuil chaleureux. Malheureusement, ils ne peuvent plus supporter la charge de ces achats au quotidien, surtout celui de l'équipement d'un miroir estimé à 60 millions de centimes. Ils ne peuvent  se le procurer pour examiner les malades qui sont à chaque fois que Dieu  sache, transférés par leurs propres moyens vers l'EHU de l'USTO.  «En Algérie, il vaut mieux ne pas tomber malade !» Cette expression que répètent les Algériennes et Algériens et qui résume à elle seule, l’état très dégradé dans lequel se trouvent nos hôpitaux aujourd’hui. Des parturientes qui décèdent faute d’une prise en charge à temps, violences contre les médecins, matériel vétuste lorsqu’encore il existe, lieux infects de déchets et d’insectes, lits partagés par plusieurs patients quand ceux-ci ne sont pas assis à même le sol; la situation est très alarmante et va de mal en pis à cause notamment des coupes budgétaires de plusieurs institutions hospitalières imposées par la crise politique. Face à l’indifférence des responsables de la Santé publique dans le pays, des citoyens et même des médecins publient quotidiennement de nombreuses photos et vidéos sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’état des hôpitaux publics et les services qui y sont dispensés aux patients. Par ailleurs, l'on enregistre les deux scanners du service de la radio centrale qui sont en panne jusqu'à l'heure actuelle avec celui du CCI qui a été récemment installé, ayant  fait l'objet d'un sabotage, 'où une enquête des services de sécurité est en cours pour identifier ceux qui ont enlevé le câble pour en faire profiter le privé, bien que les médecins de ce service encaissent toujours les frais de garde, sachant bien qu'ils se roulent les pouces face à l'absence du scanner. Pire encore, l'établissement est dépourvu du matériel d'hygiène et de nettoyage des lieux, même pas un balais, ni encore moins les tenues vestimentaires des agents de sécurité et de contrôle qui n'ont même pas de casquette et le chef de la sécurité Hadj qui ne ménage aucun effort pour mener à bien sa mission. En fait, confrontés à des insuffisances ou des retards dans la livraison des outils nécessaires, les soignants se voient contraints de faire avec les moyens déjà disponibles lorsqu’ils se trouvent devant des situations d’urgence. Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires a critiqué également cette mesure en dénonçant «des demi-solutions qui aggravent la situation que vit notre secteur au lieu de l’améliorer».

 

Medjadji H.
Lundi 27 Janvier 2020 - 15:32
Lu 374 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 18-02-2020.pdf
4.38 Mo - 17/02/2020





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+