REFLEXION

Nous sommes cernés de toutes parts



Depuis l’indépendance, l’Algérie a joué le rôle de puissance régionale avec autorité de contrôle et, accessoirement, d’arbitrage dans le conflit opposant la communauté touarègue à Bamako. Plus jacobin que son voisin malien, l’Algérie s’est confinée pendant cinquante ans dans une approche tactique sur un dossier comportant tous les paramètres de la reconfiguration géopolitique  en cours dans toute l’Afrique et qui a connu un issue radicale au Soudan où a été proclamée l’indépendance du sud : répartition des richesses, problématiques identitaires, décentralisation de l’administration héritée de la colonisation, tentation islamiste comme alternative à des luttes démocratiques et sociales bloquées …Autant d’ingrédients qui mijotent sur son propre territoire et que l’Etat a traité, et traite toujours, par les subventions, le dialogue, la proximité ou les relations tribales. Maintenant que les militaires français sont au Mali à l’invitation de Bamako et à cause des groupes que l’Algérie s’était faite fort d’éradiquer, la déroute diplomatique apparaît d’autant plus désastreuse qu’elle survient quelques semaines après la visite de François Hollande célébrée comme un acte fondateur des nouvelles relations algéro-françaises. La langue de bois ne sera pas de trop pour limiter les effets d’une opposition frontale qui met les deux pays face à face ; ceci au moment où l’Algérie est cernée de toutes parts.

Said
Lundi 4 Mars 2013 - 11:09
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Edito
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