REFLEXION

NON-RESPECT DES MESURES DE PREVENTION : Le confinement, désormais, n’existe pas à Oran

Malgré les appels incessants et pressants lancés par les autorités sanitaires en direction des citoyens pour respecter les mesures préventives qu’elles ont édictées, le nombre de cas confirmés ne cesse d’augmenter chaque jour, ce qui a donné du fil à retordre aux experts et spécialistes en la matière et de la peur bleue à ceux qui redoutent de voir le déconfinement s’installer dans les conditions actuelles.



Ceux qui continuent de prendre les choses à la légère font fi des règles d’hygiène, du respect des gestes barrières, de la distanciation sociale, poussant les praticiens jusqu’à qualifier cet état « d’inconscience démesurée ».   « Ce n’est pas normal que des gens se bousculent dans les marchés de fruits et légumes, dans certains magasins et boutiques alors qu’ils savent pertinemment que le coronavirus invisible, omniprésent est redoutable. Il ne lâche pas sa victime si elle n’est pas bien protégée. Il s’agglutine », a affirmé un médecin généraliste. « Pour ma part, je peux ouvrir mon cabinet et recevoir les patients mais je me refuse à appliquer la politique de l’autruche car le danger est là. Il faut se mettre à l’évidence. Franchement, je ne veux pas jouer avec le feu et entraîner avec moi au danger des personnes venues pour une simple consultation », a-t-il poursuivi. « C’est pourquoi nous demandons à la population d’observer scrupuleusement le confinement et de se protéger contre le coronavirus », a-t-il encore poursuivi. « Si on n’avait pas déconfiné la situation serait aujourd’hui meilleure », selon un radiologue. Par ailleurs, dans les quartiers, les gens continuent de se voir en cachette après le ftour autour d’un café ou du thé à la menthe malgré le couvre-feu. Ces boissons sont servies en catimini par des cafetiers sans vergogne en cette période de pandémie. Certains organisent des jeux de cartes, dominos au niveau des blocs de certains bâtiments d’habitation et dans la rue, d’autres organisent des rencontres et veillent jusqu’à une heure tardive de la soirée voire jusqu’au Shour. Quant à la gent féminine, elle se rencontre le plus normalement du monde à l’exemple des voisines qui organisent tous les jours des soirées ramdhanesques autour de boissons chaudes, m’halbi, kalb elouz, kachkcha tout en oubliant le danger du coronavirus auquel elles sont exposés. Les magasins de vêtements continuent de travailler en catimini à l’approche de l’Aïd et jouent à cache-cache avec les policiers et les gendarmes dans les villages et quartiers populaires d'Oran.

Medjadji H.
Mardi 19 Mai 2020 - 20:04
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