REFLEXION

Mourir à l’hôpital



Naître et mourir à l’hôpital. C’est le sort de la plupart d’entre nous, mais la majorité des patients ne bénéficie pas de la même sollicitude, lorsqu’ils sont admis à l’hôpital.
A l'angoisse d'être confronté à une prise en charge médicale défaillante, le manque d’hygiène, des urgences saturées et la négligence, le malade est hanté par l’idée de sortir de cet hôpital dans un cercueil. C’est pourquoi, beaucoup de citoyens craignent les hôpitaux, et courent vers les cliniques privées, certains mêmes préfèrent mourir dans leurs maisons, mieux  que d’être évacués vers les cliniques publiques.
Ce n’est ni un bluff ni une vantardise, mais tout simplement la réalité amère à laquelle sont confrontés depuis des années, les patients. De nos jours, le mot hôpital signifie désormais la mort et provoque en chaque citoyen, le sentiment de la peur de mourir à l’hôpital.
A Mostaganem, les différents directeurs qui se sont succédés à la tête du secteur, ont toujours évoqué le fameux slogan : nous optons pour l’amélioration des conditions d'accueil, et la prise en charge du malade. Les jours défilent et leurs promesses deviennent une simple symphonie pour endormir les contestataires.
La situation précaire illustrée par le manque d’équipements, de spécialistes, des malfaçons et négligences dues à l’absence des médecins des gardes, la ‘’’non prise en charge’’ à temps des malades annoncent le décès précoce et transforme l’hôpital en un grand cimetière.
Le malade a souvent l’impression d’être un mendiant qui sollicite la charité des médecins pour se faire soigner, alors qu’il a le plein droit d’être considéré comme un humain, une personne digne et respectable. Ces soignants une fois enrobés de tabliers blancs oublient que le malade est un être humain, mais plutôt, un bout  de corps !
Qui sont-ils ces médicaux, pour refuser l'aide aux malades en détresse ? Et qu'ont-ils appris dans les écoles médicales pour laisser des gens souffrir sous leurs yeux ?  
Je dirais, pour résumer, qu’il est essentiel de considérer un malade comme un humain, une personne digne et respectable. On ne l'infantilise pas, on doit accepter sa fragilité physique et psychologique pour l’assister à passer cette épreuve difficile qui le rapproche souvent de la mort.
 Ainsi, au lieu d’humaniser les hôpitaux, les ranimer  en lieux de repos et de traitement, les responsables du secteur récidivent dans l’impéritie laissant les malades dans la douleur, l'inconfort et la souffrance. Et comme disait l’ancien premier ministre algérien, mieux mourir dans la mer que dans un hôpital algérien.

 

Belkacem
Lundi 25 Juin 2018 - 19:52
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