REFLEXION

Mihoubi sous le coup d’une ISTN



L’ancien ministre de la Culture et candidat à la présidentielle de 2019, Azzedine Mihoubi est l’objet, depuis trois jours, d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire national (ISTN), a-t-on appris de bonne source. Cette mesure a été prise à la suite d’une enquête menée sur la gestion du ministère de la Culture, qui s’est soldée par la mise, ce jeudi, sous mandat de dépôt de Samira Hadj Djilani. Celle-ci est accusée d’abus dans l’exercice de ses fonctions et de blanchiment. Du temps où Azzedine Mihoubi occupait le poste de ministre de la Culture, Samira Hadj Djilani a bénéficié de privilèges qu’elle avait déjà obtenu auprès de Khalida Toumi. Les transferts d’argent vers l’étranger ont fait l’objet de moult critiques. A l’heure actuelle, on ignore les griefs retenus contre Azzedine Mihoubi et s’il y a d’autres suspects dans les enquêtes menés par les services de sécurité. Rappelons qu’en avril 2018, Mihoubi avait été accusé d’avoir remis un chèque de 4 millions de dinars à la chanteuse Fella Ababsa après avoir crié pendant longtemps au scandale prétextant l’exclusion qu’elle affirme subir depuis longtemps en Algérie. La célèbre chanteuse algérienne disait subir la misère sociale et la précarité parce que le ministère de la Culture ne lui permettait pas d’animer des concerts et toucher des subventions financières. Dans un récent passage sur le plateau de la chaîne libanaise MTV, Fellal Ababsa a poussé un véritable coup de gueule contre tous les directeurs et responsables du secteur culturel. Des propos qui ont défrayé la chronique en Algérie. La chanteuse controversée est partie jusqu’à affirmer qu’elle est derrière le limogeage d’un ancien Premier-ministre! Face à ces sorties médiatiques tonitruantes et scandaleuses, on a accusé Azzedine Mihoubi d’avoir préféré “acheter” la paix avec Fella Ababsa. Une décision qui n’a pas manqué de susciter un malaise dans les arcanes du ministère de la Culture. Une générosité intervenue au moment où d’autres artistes algériens souffrent d’une grande précarité et meurent des suites d’une longue maladie à défaut d’une prise en charge financière de la part de l’Etat.

Réflexion
Vendredi 1 Mai 2020 - 19:43
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NON-DITS
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