REFLEXION

Mascara : Des milliards dans l’informel dans les douars



Le commerce informel qui s’exerçait au niveau des souks, des places publiques, à proximité des stations de taxis et des cars, à l’entrée des cimetières ou devant les hammams par des gens faisant des vendeurs à la sauvette de fruits, d’habillement, des cosmétiques et qui sont continuellement chassés par des agents de sécurité placés spécialement à ces endroits pour interdire ce genre de commerce, l’informel de développe et prend une autre tournure qui touche directement l’économie nationale ; il s’est déplacé des villes et des villages pour aller s’installer dans les douars ou dans de simples maisons isolées dans la compagne. Dans ces lieux on y trouve de grands garages équipés d’un matériel sophistiqué, des garages d’électricien lieux équipés, des tôliers avec des machines technologiques, des unités de torréfaction de café, des limonaderies, des unités de mise en sacherie d’aliment de bétail, et autres produits, toutes ces unités fonctionnent sans le moindre document, sans registre, sans licence d’exploitation, sans certificat d’identification ce qui leurs permet d’échapper au contrôle de la qualité, ne sont portés sur les registres des impôts et du fisc, comme elles échappent à la CNAS et la CASNOS, exploités et gérés par des barons qui ne reculent devant rien et qui n’ont peur de personnes, l’état elle, est absente à ce point ? Il y a des milliards qui échappent aux services fiscaux et parafiscaux, quand à l’exploitation de la Main d’œuvre dans le noir, celle-ci demeure complice. Un inspecteur de travail qui a voulu garder l’anonymat disait à ce propos « nous sommes à pied d’œuvre, on fait nos inspections correctement hélas, on n’a pas l’aide des ouvriers…. On se présente dans une entreprise pour contrôle des différents registres qu’un commerçant doit entretenir, notamment celui de la paie du personnel, s’ils sont conformes avec le SMIG sachez que des ouvriers en complicité se mettent du côté du propriétaire et se font passés par des membres de la famille qui aident le cousin, l’oncle ou le parent et quand on les force, ils nous communiquent de faux noms et prénoms et de fausses adresses, et ce n’est qu’une fois mis à la porte qu’ils viennent se plaindre, hors qu’ils ne sont pas portés sur de vrais noms, puisqu’ils le sont sous de faux noms. » Pour les agents des services des impôts que nous avons approchés et qui veulent que leurs noms ne soient cités disent « on ne peut effectuer notre mission convenable partout dans la poursuite par crainte d’agression on de représailles, on n’est pas protégé et puis les gens ne reculent devant rien, tout le monde sait que des sommes colossales échappent au fisc. Donc on chasse le vendeur de coriandre et persil pour l’informel et on se cache devant le propriétaire de l’usine qui fonctionne sans la moindre autorisation.


B. Boufaden
Mercredi 7 Octobre 2009 - 22:34
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