REFLEXION

MOSTAGANEM : Un début de Ramadan avec des prix qui s’emballent !

Le ministère du Commerce a promis de sanctionner les commerçants contrevenants aux règles commerciales ; des dizaines de brigades de la Direction de la Concurrence et des Prix sont mobilisées et pourtant, dans les marchés où commence à régner une fièvre de l’achat, les prix de certains légumes s’emballent déjà.



Les ménagères  ont déjà commencés à se ruer tant au niveau du Souk d’Aïn-Safra qu’au niveau du marché couvert. Cette prise d’assaut de ces lieux s’est traduite par un accès étranglé aux entrées et sorties, abandonnés aux informels et au dépassement de gabarits autorisés pour les « carrés de vente ».Tout se passe dans une pagaille indescriptible pour les gens sensibles à la discipline civique et ceux qui ne sont pas habitués à faire les achats ménagers. A bien voir, on comprendrait que dans la cohue qui règne et l’empressement des ménagères à mettre la pression sur les commerçants, il est bien évidemment pas possible de mettre de l’ordre ni de contrôler quoi que ce soit. Il faut voir pour croire que du jour au lendemain  les prix par exemple de la tomate fraiche passe de 100,00Da à 140,00 Da; les haricots verts de 170,00Da à 250,00 Da; les concombres de 70,00 Da à 100,00Da…etc. Les viandes blanches et rouges n’ont pas bougé encore pour le moment à part le fait de signaler qu’il y a vente « concomitante »  avec  le « cœur » pour ce qui concerne le Foie de bovins et ovins mais, signalons que le prix du Foie de volaille a grimpé de 650,00 Da à 800,00 Da /Kg. Quant aux poissons, il est préférable de ne pas en parler du tout …..En clair, le début du jeûne en ce mois sacré de Ramadhan, le constat est sans appel : les prix des fruits et légumes s’envolent sur les marchés avec une probabilité que les viandes vont suivre la hausse mais dans une mesure moindre. Le phénomène est devenu une habitude que beaucoup attribuent à la spéculation sous-jacente dans les circuits de commercialisation. Mais, il est  quasiment certain que l’attitude singulièrement exagérée des consommateurs est pour quelque chose, confortée par un échec consommé des soi-disant sensibilisations qui ont été sans réel impact. Cette situation risque de durer pendant la première décade ou quinzaine du Ramadhan, le temps que la pression de la demande diminue en faveur des préparatifs pour l’Aïd El Fitr.

Younes Zahachi
Mardi 15 Mai 2018 - 17:36
Lu 414 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 18-08-2018.pdf
3.06 Mo - 17/08/2018





Actualites et journaux Afrique





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+