REFLEXION

MOSTAGANEM : Le stade de proximité de Chemouma vandalisé



En ce vendredi Saint de Achoura 1492, les habitants et riverains de la Cité « Chemmouma » se sont réveillés de mauvais œil et d’un mauvais pied, comme on dit. En effet, et pour la énième fois, ils se sont rendus compte que leur stade de proximité et le petit boulodrome attenant, ont été saccagés durant la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 août 2020. Ces derniers interpellent les autorités locales à envisager des solutions radicales contre le vandalisme et punir les auteurs. Pour mémoire, rappelons que ces types d’ouvrages ont couté, environ la bagatelle de 100 millions de centimes, par stade à la collectivité locale et sont de création récente. Très fréquentés par les riverains de tous les groupes d’âges, ils sont devenus des lieux de convivialité, de pratique sportive et de pépinière d’où émergent de futures compétences sportives.  Et justement, c’est dans ce stade qu’évolue la célèbre équipe de footballeurs amateurs les « Hollgan’s Club Mostaganem » et où ils ont acquis une certaine notoriété. A la découverte du massacre, par petits coups, de temps à autre, comme si ce vandalisme est « programmé » pour passer inaperçu, de nombreuses personnes du voisinage ont piqué une sale colère qui n’est pas passée inaperçue. Un senior, Si Abdelkader Benslimane âgé de 72 ans , un mordu du ballon rond et habitué à jouer comme goal avec une équipe de « vieux » a été croisé sur les lieux  et il a lâché que : «  il s’agit là d’un crime contre un équipement public à caractère sportif »  et qu’il « voit rouge de colère  devant cet acte odieux et lâche. Petit à petit, notre stade ne ressemble plus à la merveille qu’il était, il y a deux ans. A ce rythme d’agression et de silence, il finira par devenir une catastrophe….».Les autres personnes, elles aussi ont manifesté leur « désolation de voir leur seul endroit où tous les gens du quartier viennent se déstresser est la cible de nombreuses fois de vandales qui donnent l’impression qu’ils poussent au pourrissement du climat social dans cette cité, habituellement sans histoires ». Craignant que ce phénomène prenne de l’ampleur et que ces stades de proximité ne deviennent une épave et un signe de provocation abusive, ils interpellent les autorités locales d’organiser la restauration, la défense et la gestion de ces biens communautaires, dans l’intérêt général. Certains estiment que l’Etat doit réagir fermement pour protéger le bien public comme ce genre d’équipement sportif qui procure aux amateurs ou non, une véritable bouffée d’oxygène qui les revigore, chaque soir, dans la convivialité et la bonne humeur.            

Younes Zahachi
Samedi 29 Août 2020 - 16:50
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MOSTAGANEM
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