REFLEXION

MOSTAGANEM : La mer rejette deux corps dans une même journée



Mostaganem, par sa situation géographique stratégique, est devenue un pôle par excellence de transit pour les migrants algériens et étrangers qui cherchent à rejoindre l’Europe par l’Espagne via la mer. Au moment, où les services de sécurité concernés déploient de gros efforts pour freiner la vague d’émigration clandestine par mer en démantelant régulièrement des ateliers de fabrication d’embarcations de la mort et des réseaux de passeurs, l’on continue à enregistrer des victimes parmi celles qui tentent l’aventure de la harga. C’est ainsi que le corps d’une jeune femme âgée d’environ une trentaine d’années,  candidate à l’émigration clandestine, a été rejeté par la mer, jeudi matin, au niveau de la plage de Sidi Abdelkader, à Achachàa , a-t-on appris des services de la protection civile. Le cadavre de la jeune femme a été déposé à la morgue de l’hôpital  de Achaàcha en vue de son identification. Selon des sources locales, cette dernière répond aux initiales de «  B.R » , originaire de la commune de Maghnia , dans la wilaya de Tlemcen , elle faisait partie du groupe des « harraga » naufragés , qui ont tenté leur aventure à partir des côtes oranaises, le17 octobre dernier, après que leur embarcation ait coulé en mer. Dans le même contexte, un deuxième corps, sans tête, âgé d’environ une trentaine d’années, a été repêché au large de la plage de Ain Brahim, dans la commune Sidi Lakhdar, a-t-on appris de la même source. La dépouille mortelle a été déposée par la protection civile à la morgue de l’hôpital  de Sidi Ali en vue de son identification. A présent, les candidats à la harga ne sont plus seulement des jeunes chômeurs en mal de vie, mais font partie de toutes les catégories sociales, sexes et âges confondus, des universitaires et même parfois de petits fonctionnaires qui n’hésitent pas à tenter la traversée périlleuse, quitte à y perdre la vie. Le plus souvent, les parents ignorent le projet de rêve de leur progéniture qui tourne souvent au cauchemar. Malheureusement, cette jeunesse désœuvrée tombe dans le piège des marchands de la mort qui finissent parfois par les abandonner en pleine mer.        

Gana Yacine
Vendredi 30 Octobre 2020 - 15:04
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MOSTAGANEM
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