REFLEXION

MOSQUEE ‘’KOBA’’ DE MOSTAGANEM : Les enfants exigent une école coranique et un enseignant permanent

De toutes les mosquées de la wilaya de Mostaganem, la mosquée ‘’KOBA’’ implantée au quartier de Montplaisir est l’une des plus grandes par sa superficie qui est d’environ 5000 m2 et que la salle de prière à elle seule avoisine les 3000 m2 sauf qu’en raison de l’insuffisance d’aides financières de la part de la tutelle, plusieurs projets sont en souffrance. A cet effet, le journal Réflexion de Mostaganem a eu l’honneur de recevoir en son siège M. ISSAM Bouzidi , imam de la plus grande mosquée de la wilaya de Mostaganem.



Avant de présenter notre imam, il y a lieu de signaler au passage que  l’Etat et plus précisément  le ministère des affaires religieuses et des wakfs innove et améliore d’une façon plus moderne, plus pratique pour répondre d’une façon scientifique aux exigences  du peuple algérien avide de savoir sur certaines questions d’ordre spirituel, jurisprudentiel et théologique de sa religion car le monde  a évolué  à une vitesse vertigineuse dans le domaine de la technologie de pointe dans la communication. La tutelle a réorganisé son secteur en le restructurant   ne recrutant plus des imams limités  seulement sur le dogme de l’Islam mais des imams pluridisciplinaires comme c’est le cas de notre imam. M. Issam Bouzidi qui est issu d’une famille de prêcheurs tel que son père qui fut avant lui  l’imam de la dite mosquée. Notre imam est tout d’abord un licencié en lettres arabes et par la même occasion, il prépare son Master dans la même discipline. Par ailleurs, ne pouvant déroger à la règle, il poursuivra ses études durant trois (03) ans en théologie. Il faut laisser la place aux jeunes élites et intellectuels car l’avenir est à eux.  M. ISSAM Bouzidi nous a ouvert son cœur pour nous éclairer sur la situation qui prévaut au niveau de la mosquée ‘’KOBA’’.  Notre invité nous déclare  que deux (02) problèmes se posent avec acuité à savoir que le premier est celui de l’exigüité des lieux qui nous poussent à utiliser l’espace de la salle de prière consacrée aux femmes car il n’existe pas d’école coranique proprement dite   du fait que le nombre d’apprenants va crescendo et cela de jour en jour. Devant ce nombre croissant d’apprenants qui touche tous les paliers à savoir le primaire, le moyen, le secondaire ainsi que des universitaires. Dans le même sillage et désirant apprendre le Coran qui est une condition sine qua non et une obligation de tout musulman, tous les apprenants petits ,jeunes et adultes( citoyens et universitaires)  lancent un appel à la tutelle qui est le ministère des affaires religieuses et des wakfs, aux autorités de la wilaya et à leur tête M. le wali de la wilaya de Mostaganem et des autorités locales  d’aider financièrement cette mosquée car il est inconcevable qu’une telle mosquée ne puisse pas avoir une école coranique spacieuse et bien équipée. Par ailleurs et dans le même ordre d’idées et qui touche la ressource humaine qui est le pivot et la plaque tournante de toute nation  car on peut construire n’importe quel chef d’œuvre ou construction et si la ressource humaine n’est pas bien choisit ou fait défaut, aucun vrai  développement ne peut se faire. Actuellement, l’Occident investit sur l’économie de la connaissance et donc sur l’être humain qu’il faut motiver.  C’est le deuxième (02) problème  que soulève M. ISSAM BOUZIDI imam de la mosquée et  qui se pose avec acuité qui est celui de l’enseignant de nos apprenants qui est diplômé et qui sort des écoles islamiques mais qui malheureusement   exerce sa fonction en qualité d’enseignant sous contrat (DAIP) avec un salaire s’élevant à 8000,00DA par mois et donc il n’atteint même pas le SMIG et non titularisé (non permanent) ne pouvant prétendre à aucune retraite au préalable.  Malgré cela, il y a lieu de signaler que cet enseignant travaille avec abnégation et les résultats sont très probants reflétant son sérieux, il ne peut prétendre à une titularisation. A titre d’exemple, devant le nombre croissant d’apprenants qui sont de niveaux différents, il y a lieu de signaler qu’un universitaire a appris à ce jour 54 hizb, dans le niveau secondaire deux élèves dont le premier a appris 43 hizb et l’autre 26 hizb et cela sans parler   des enfants du primaire qui sont très nombreux qui ont refusé qu’on leur accorde des vacances tellement ils sont très attachés à l’apprentissage du Coran. Ce que les statistiques dévoilent c’est le nombre de filles qui est supérieur à celui des garçons.  Cet enseignant n’a-t-il pas droit à une titularisation devant tous ces bons résultats ? Pour conclure, M.ISSAM  BOUZIDI remercie le journal réflexion de lui avoir accordé cet entretien pour pouvoir s’exprimer et son grand souhait  est que les revendications de ces enfants soient prises en considération afin de pouvoir aller de l’avant car il projette à l’avenir de construire une école supérieure privée où ces jeunes apprenants puissent poursuivre leurs études en sciences islamiques.  

Benyahia El Houcine
Samedi 29 Septembre 2018 - 19:06
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MOSTAGANEM
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