REFLEXION

MERS EL HADJADJ (ORAN) : L'abattage clandestin de volailles bat son plein

La vente de volailles dans les fermes et les lieux publics demeure un véritable casse-tête pour les autorités communales de cette commune côtière.



Selon  un  membre d’une association caritative qui nous a informé  qu’un avis rendu récemment public, les autorités municipales attirent l'attention des citoyens de la même commune sur les dangers sur la santé publique que représentent l'achat et la consommation des poulets vendus sans autorisation et sans certificat de bonne santé de vétérinaires dans les fermes agricoles  et les abords des routes traversant les villages et  douars de proximité. «En s'appuyant sur la directive de la Direction des services agricoles de la wilaya d’Oran ,et qui concerne les conditions de commercialisation et d'abattage de la volaille destinée à la consommation sur les trottoirs et les places publiques, marché hebdomadaire surtout et ce, sans aucune autorisation d'activité et les retombées néfastes qu'elles induisent sur la santé publique, nous faisons appel à la population de la commune afin d'éviter l'achat de ces produits non contrôlés», indique le communiqué. Il est certes vrai que depuis la libéralisation de la filière de l'aviculture, un nombre impressionnant de poulaillers ou d'unités avicoles ont vu le jour. Nombre d'entre eux ne sont pas déclarés. Les poulets de chair notamment sont abattus et vendus clandestinement dans des conditions d'hygiène déplorables sans certificat du vétérinaire et sans respecter les délais d'attente pour que les poulets "purgent" les produits chimiques (médicaments, vaccins, hormones de croissance, etc.) qu'ils ont ingurgité, ce qui représente un énorme danger pour les consommateurs lesquels au lieu de consommer des volailles saines trouvent dans leur assiette des poulets "bourrés" de produits chimiques qui sont stockés essentiellement dans les abats, le foie notamment et les muscles. La filière avicole, nonobstant son importance et son lien direct avec la santé publique, ne bénéficie pas de l'attention et des contrôles stricts qui s'imposent. «Les pouvoirs publics se contentent d'avertir les citoyens au lieu d'agir sur le terrain pour neutraliser ceux qui jouent avec leur santé», déplore un habitant du chef-lieu de la municipalité  côtière  de Mers El Hadjadj.

Medjadji H.
Mercredi 14 Mars 2018 - 19:13
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Oran
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