REFLEXION

MERS EL HADJADJ (ORAN) : 70 milliards pour l'éradication des fosses septiques

Les projets de réseaux d’assainissement, réalisés en 2018 à travers nombre de communes de la wilaya d’Oran, ont permis d’éradiquer 27000 fosses septiques, a-t-on appris auprès de la direction des ressources en eau.



Un réseau d’assainissement sur 80 kilomètres et quatre stations de levage ont été réalisées contribuant à l’élimination de 1.500 fosses septiques à Hai Nedjma qui a connu une extension urbaine ces dernières années. D’autres opérations similaires ont été concrétisées dans d’autres agglomérations dépourvues depuis longtemps de réseaux d’assainissement dont notamment « Cap Blanc », « Bouyakour » et cité « 8 Chouhada » dans Misserghine (daïra de Boutlélis), Hai « Bouamama » (Oran), douar Belgaid (Bir El Djir).  Le nombre des fosses sceptiques à Oran a baissé considérablement ces dernières années, avec la réalisation des réseaux d’assainissement dans les régions écartées de la capitale de l’Ouest, mais il reste encore du travail à faire. Notons que 30.000 fosses sceptiques existaient à Oran ces dernières années, 27000 d’entre elles ont été éradiquées, une grande partie dans la localité de Hai Nedjma (Ex-Chteibo) où 13.000 fosses sceptiques ont été recensées. 3000 autres ont été éradiquées à Hassi Bounif. Mais les dernières fosses sceptiques ont été recensées dans les douars de la commune de Mers El Hadjadj. Et pour remédier définitivement à ce problème et mettre fin à ces fosses sceptiques, une enveloppe financière de 70 milliards de centimes a été débloquée pour la réalisation des réseaux d’assainissement et d’un collecteur des eaux usées dans les douars limitrophes à cette localité, entre autres, Chouacha et Djafafla et Hessasena au courant de cette année. Selon les explications du Directeur des ressources en eau, Tarchoun Djelloul, dans le passé, des localités dans la wilaya étaient dépourvues d’un réseau d’assainissement, ce qui a poussé les citoyens à avoir recours à ces fosses septiques qui ne sont généralement pas entretenues, ce qui a un impact négatif sur la santé publique, surtout que ces fosses sont sources de microbes néfastes pour l’être humain, en plus des odeurs nauséabondes qui se dégagent de ces fosses, surtout pendant l’été. Notons que les fosses sceptiques qui doivent être vidangées périodiquement, obligent les habitants de débourser entre 800 et 1 200 DA, voire plus à chaque opération. Des habitants reconnaissent les efforts des collectivités locales, dans certains cas, mais trouvent les actions insuffisantes. Quoi qu’il en soit, le sol truffé par des milliers de fosses sceptiques creusées de manière anarchique, souvent à proximité des puits, ne présage rien de bon.

 

Medjadji H.
Lundi 7 Janvier 2019 - 17:39
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Oran
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