REFLEXION

MASCARA : Des poches foncières abandonnées en ville

Après que plusieurs habitations furent à moitié ou totalement démolies dans le cadre de l’éradication des habitations précaires, après relogement de leurs occupants, des poches foncières qui servent pour le moment de dépotoirs sauvages et de lieux de rassemblement de délinquants ont été créées.



Les responsables devaient penser au respect de l’intérêt général et chercher comment préserver l’équilibre des cités,  sachant que l’urbanisme devient une pratique qui a pour objet de  mettre en place  une organisation réfléchie qui doit s’occuper des espaces urbains d’une manière  durable et rationnelle tout en préservant l’environnement des prédateurs qui peuvent faire émerger les interactions de la question foncière disent les spécialites. Les poches foncières devaient en principe être récupérées pour servir d’assiettes à des projets d’intérêt général et d’utilité publique, mais le problème se pose au niveau de la propriété. En effet, l’ensemble des poches foncières appartenant à des privés font objet de litiges entre héritiers, la propriété demeure toujours dans l’indivision. Ces lieux posent problème en matière d’esthétique pour la ville. Le foncier en Algérie demeure toujours un problème qui a conduit à relever des variations incertaines et incohérentes des diverses conditions qui ont marqué l’histoire du pays. Les services du cadastre ont une part de responsabilité dans ce problème, depuis l’indépendance à ce jour, une bonne partie du foncier de notre pays n’est pas encore cadastrée que ce soit au niveau urbain ou rural. Les grandes orientations des actes d’aménagement et d’urbanisation dépendront de la façon de gérer et de maitriser l’assiette foncière, or que dans ce domaine l’Algérie accuse un grand déficit et le cadastre, malgré son importance capitale dans la maitrise foncière n’a jamais été une priorité. Des chercheurs dans le domaine foncier disent que depuis l’indépendance, le patrimoine foncier urbain, ressource rare et non renouvelable, a connu une consommation abusive. Les pratiques d’urbanisation ont souvent reposé sur l’opportunité au lieu de la maitrise et de l’action foncière. Le diagnostic de la situation actuelle des villes disent-ils, présente presque le même tableau clinique et fait ressortir les indicateurs de difficulté se caractérisant essentiellement par le rythme d’urbanisation très élevé, la forte consommation foncière et le déséquilibre ville/campagne, les principaux centres de vie. Le foncier est une source très lucrative, donc objet de spéculation  et de blanchiment d’argent sale. Le traitement du dossier des poches foncières est en hibernation, alors que les promoteurs spéculateurs cherchent comment faire accélérer la distribution de ces poches. Au niveau de l’Administration aucune information officielle ne peut être obtenue auprès des responsables chargés de la gestion.

B. Boufaden
Samedi 11 Juillet 2020 - 16:40
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