REFLEXION

MASCARA : 187ème anniversaire de l’allégeance à l’émir Abdelkader

La wilaya de Mascara commémorera mercredi le 187ème anniversaire de l’allégeance à l’émir Abdelkader, avec un programme de festivités diverses et variées, a-t-on appris auprès de la wilaya.



L’Emir Abdelkader, ce grand Soufi était plus connu par son sabre que par sa plume, les armes qu’il avait manipulées pour protéger sa patrie figurent en grande quantité dans les Musées, même l’ennemi de l’époque savait que Abdelkader manier parfaitement l’arme que la plume. L’Emir demeurent jusqu’à nos jours, l’homme qui occupe le plus, les conférences à travers le monde et dans toutes les langues. Cet homme soufi de son état, poète, écrivain, pieux  et sage, est un homme de foi et de sagesse, il a son mot sur le droit de l’homme et du prisonnier en particulier. L’Emir Abdelkader est réduit à une icône, avec l’image du cavalier intrépide doublé du stratège Militaire, un personnage completé qui était avant tout un érudit, et un penseur, formé et encadré par de grands cheikhs, il a fouillé dans les pensées d’Aristote, Ibn Khaldoun, Platon, Pythagore et le reste. Il prouvait ses connaissances  dans ses lettres adressées aux Français, on parle même de l’étude des langues Persane, Himyarite, Arabe, Grecque, Syriaque, Hébraïque, Latine, Copte, Berbère, Andalouse, Chinoise. Selon un traducteur de ses œuvres, Charles Henry Churchill, « il a traité les œuvres de Platon, Pythagore, Aristote,  des œuvres de l’ère des califes, sur l’histoire ancienne et moderne comme la philosophie, la philologie, l’Astronomie, la Géographie et même des livres de Médecine ont été parcourus avec ferveur par l’Emir comme étudiant enthousiaste. Sa Bibliothèque grandit et se développe de jour en jour ». L’Emir Abdelkader a connu les Beys dés son jeune âge, il a connu la gouvernance du Bey d’Oran dés 19 ans et pris connaissance de ce qui était la condamnation à mort et c’est peut être ce comportement des Beys à l’égard de la population qui l’a poussé à consacrer son temps à l’étude, en tant que penseur et mystique homme avant d’être forcé de prendre les armes sans oublier sa grande bibliothèque qui fut plus tard brulée par Bugeaud. L’Emir disait « l’homme ayant reçu de Dieu le don de la perfectibilité, rien ne lui déplait plus que de négliger son âme et de la dépouiller de cette faculté ». Les hommes d’histoire et chercheurs trouvent que  les questions liées au combat libérateur, au traitement des prisonniers de guerre, aux relations entre Orient et  Occident sont considérées de nos jours comme de véritables traités d’humanisme. Le problème de l’héritage de l’Emir réside au niveau de son pays natal, qui ne lui accorde aucune considération, en effet, l’Emir Abdelkader, cet homme fondateur du premier Etat algérien moderne, n’a même pas droit à une journée nationale comme les autres héros, on se contente et surtout au niveau de la Ville de Mascara qui l’a vu naitre, à une simple célébration d’une journée ou on se rend à la Dardara lieu de l’allégeance, parfois autour d’un plat de couscous et quelques cartouches tirées en air, par les cavaliers ou une rencontre dans une salle pour écouter l’hymne National dans un style protocolaire et puis rien. La Fondation de l’Emir qui a été rongée et gangrénée par les divergences familiales a été tout simplement disloquée et l’association sur les pas de l’Emir créée pour servir des intérêts personnels s’est également éclipsée attendant sans doute d’autres rendez-vous électoraux  pour faire son apparition. L’Etat algérien doit s’acquitter de sa dette envers l’homme de l‘Etat et lui consacrer sa journée nationale dans les années à venir.

B.Boufaden
Mercredi 27 Novembre 2019 - 15:36
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